Photo d’illustration

Alexandra (prénom fictif) est mère d’un garçon de 8 mois. Pourtant, elle n’a que 17 ans ! Cette adolescente nous a contactés parce qu’elle veut poursuivre ses études, interrompues après être tombée enceinte, l’année dernière, alors qu’elle était en Grade 10.

C’est avec un certain grain de maturité que cette jeune fille s’est exprimée lors de notre émission Anou Marye Pike du mercredi 29 juin. Elle explique qu’elle est arrivée à cette situation à la suite de problèmes familiaux. À ce moment de sa vie, elle se sentait seule et avait besoin de quelqu’un à qui se confier. C’est là qu’elle a fait la connaissance du père de son enfant, Christophe (prénom fictif), âgé de 23 ans et habitant dans un petit village dans le sud du pays. Ils ont commencé à se fréquentaient et elle est tombé enceinte.

Au départ, Christophe avait accepté l’arrivée de leur enfant, l’aidait financièrement et achetait des choses pour le bébé. Toutefois, à la naissance de Yohan (prénom fictif), Christophe est venu une fois voir l’enfant et n’a plus donné signe de vie après. Alexandra se retrouve seule à répondre aux besoins de son garçon, ceci avec l’aide de sa maman, qui ne gagne pas grand-chose non plus.

La jeune maman dit avoir fait quelques petits boulots, ici et là, pour acheter les produits essentiels pour son bébé et pour pallier les dépenses additionnelles que devait encourir sa mère, avec l’arrivée du nouveau-né. Cette dernière a aussi ses autres enfants à nourrir de ce qu’elle gagne. Alexandra est consciente de cette réalité et pense faire tout pour assumer sa responsabilité en tant que jeune maman.

Avec le père de son enfant qui ne répond plus à ses devoirs, Alexandra dit qu’il arrive bien souvent que le bébé n’ait pas de lait ou de la nourriture pour nourrisson. Elle n’a pas d’autres choix que de lui donner de la nourriture qu’ils consomment. Une situation qui la rende triste pour son bébé, certes. Mais Alexandra est catégorique, elle ne regrette pas d’avoir eu cet enfant. ‘’Il n’est en rien le coupable dans cette histoire. Il n’a pas demandé à venir au monde et je suis contente que l’ai dans ma vie. Quand je le regarde, je sais que je ne suis pas seule et il me fait oublier mes problèmes’’.

En ce qui concerne ses études, Alexandra dit avoir contacté son collège en février, car elle veut faire l’avenir de son enfant. Elle sait qu’elle doit faire tout pour avoir un certificat d’études, ne serait-ce qu’un SC, pour qu’elle puisse se débattre pour Yohan. Elle devait reprendre le chemin de l’école en début de cette année et intégrer la Grade 11, mais les moyens faisaient défaut, car elle devait payer les frais d’assurance et autres. Son autre souci était qu’elle devait trouver une garderie pour son enfant.

Avec ces dépenses, hélas, elle a dû mettre en suspens sa démarche. À son collège, on lui a conseillé de refaire une application pour l’année prochaine. D’où sa demande auprès de la Solidarite Marye Pike pour l’aider à rebrousser le chemin de l’école. Un effort fort louable de sa part et on sentait son envie de donner un meilleur avenir à son enfant.

Nous sommes entrés en contact avec le Mouvement d’Aide à la Maternité (MAM) pour trouver une issue aux problèmes d’Alexandra. L’association nous a fait comprendre qu’elle peut lui venir en aide pour trouver un sponsor, pour payer les frais de garderie pour Yohan. Ce qui permettrai à la maman de reprendre ses études. Cette dernière devra, toutefois, envoyer une cotation de la garderie de son choix à MAM. Si vous aussi vous voulez aider Alexandra, contactez-nous via notre page Facebook Solidarite Marye Pike.