
Ce mercredi 1er février 2023 marque les 188 années depuis que l’esclavage a été aboli à Maurice. Une commémoration qui, toutefois, ne sera pas fêtée comme les années pré-Covid, à cause des récentes averses et les risques de mauvais temps qui planent encore sur notre île. L’activité culturelle prévue au Morne n’aura, donc, pas lieu aujourd’hui. Elle a été renvoyée à une date ultérieure, selon une annonce du ministère des Arts et de la Préservation du patrimoine culturel, faite le lundi 30 janvier.
Par contre, le dépôt de gerbes au Monument internationale de la route de l’esclave par le Premier ministre, Pravind Jugnauth, a été maintenu. La cérémonie aura lieu à 10 heures ce matin, en présence d’autres personnalités politiques, diplomatiques, culturelles et des représentants du village Le Morne.
L’esclavage a été une pratique légale à Maurice pendant 112 ans, soit de 1723 à 1835. Il faut savoir que Maurice a été la dernière des colonies britanniques à avoir proclamé l’abolition de l’esclavage, alors que l’Empire l’avait déjà décrétée en août 1834. Pour Rodrigues, ce n’est que quatre ans plus tard, soit le 4 juin 1839, que la libération des esclaves a été officialisée.
Le 1er février n’a pas toujours été jour férié à Maurice. Ce n’est qu’en 2001, sous le gouvernement du MSM-MMM, issu des élections de l’année précédente et dirigé par Sir Anerood Jugnauth, que cette décision a été prise. En même temps, le 1er novembre a également été décrété congé public, pour marquer l’arrivée des premiers travailleurs engagés à Maurice. L’idée principale était de célébrer les ancêtres des Mauriciens et de commémorer leurs contributions à cette île Maurice telle que nous la connaissons aujourd’hui.
Contrairement à ce que l’on peut croire, l’esclavage dans le monde, à sa forme originelle, a existé jusqu’au début des années 80. En effet, la Mauritanie a été le dernier pays à mettre fin à cette pratique. Il fut aboli le 9 novembre 1981 par son ancien président Mohamed Khouna Ould Haidalla. La lutte pour faire abolir l’esclavage a été longue, mais d’autres de ses formes apparaissent aujourd’hui. Le travail forcé, le travail des enfants, la prostitution, entre autres ; sont des formes modernes de l’esclavage, qui ont surgi au fil des années dans plusieurs pays.