
Un sentiment de colère et de frustration a gagné les étudiants de l’institution tertiaire de l’Open University. Ils crient à l’injustice ! Une situation qui fait suite à la décision de la direction d’instaurer de nouvelles dispositions pour avoir accès aux salles d’examen. Cela, cinq jours seulement avant le début des épreuves.
Dans un communiqué émis par l’organisme, mention est faite quant à la révision du statut vaccinal, annoncé par le Gouvernement en fin de décembre dernier. Seuls ceux qui sont ‘’fully vaccinated’’ auront accès à l’établissement. Ce qui implique que ceux qui ont eu leur deuxième dose en début d’août ou avant, doivent impérativement se faire inoculer la dose de rappel cette semaine. Au cas contraire, ils doivent se munir des résultats d’un test PCR, ne datant pas plus de sept jours, pour accéder aux salles d’examens.
Or, le délai imparti par la direction pour se soumettre à l’exercice avant le début des épreuves, tracasse tous ceux qui n’ont pas encore fait leurs ‘’booster doses’’. D’autant plus, que s’ils ne peuvent le faire avant ce 15 janvier, ils vont devoir débourser une somme de 2 100 roupies par test PCR. Un montant exorbitant pour des étudiants qui se retrouvent entre le marteau et l’enclume. S’ils ne se présentent pas en salle d’examens, ces derniers devront pousser leur participation aux épreuves pour le semestre prochain.
L’éventualité d’un report, par l’Open University, n’est pas vue d’un bon œil, non plus. Les étudiants de l’établissement tertiaire estiment que cela jetterait à l’eau plusieurs mois de préparation. D’un autre côté, il y a aussi les facteurs risques qu’imposent des examens en présentiel. Les étudiants qui sont les plus vulnérables, comme les personnes âgées et les femmes enceintes, craignent d’être infectés par le virus. Cela, malgré l’assurance donnée par la direction sur le bon déroulement des épreuves.
La SMP est en possession des mails envoyés à la direction, attestant le mécontentement de ces étudiants, qui réfutent cette décision. Ils sollicitent, ainsi, l’aide du ministère de l’Éducation pour revoir le délai imparti, ou voire même faire les épreuves en lignes.
Sollicitée par la rédaction, en l’absence du directeur de l’Open University of Mauritius, le Dr Sookun qui est actuellement à l’étranger, Madame S Gopee nous a avoué que la direction est bel et bien consciente des complications que cette mesure puisse engendrer. Mais qu’hélas, nous dit-elle, l’institution se doit de se plier aux exigences imposées par le Gouvernement sur le statut vaccinal. Elle a insisté pour dire que l’établissement ne pourra pas éternellement repousser la tenue des examens, car le calendrier a déjà été bouleversé.
Toutefois, elle nous a confié que toutes les dispositions telles que la prise de température, la distanciation sociale, en autres, seront prises pour s’assurer du bon déroulement de l’exercice. Elle a ajouté que, les salles d’examen accueilleront la moitié de leur capacité et qu’une ambulance sera sur le campus, parée à intervenir en cas d’incidents.
Nous avons également appris que suites aux doléances formulées, l’administration de l’Open University est actuellement en négociations avec le ministère la Santé. Cela afin que les étudiants puissent avoir accès aux salles de classes, tout en respectant les normes sanitaires imposées.
Intervenant ce matin, mercredi 12 janvier, lors de l’émission Anou Marye Pike, l’attaché de presse de la ministre de l’Éducation, Elvissen Adaken a déclaré qu’une solution dans l’intérêt des étudiants sera peut être trouvée avant les examens.