
Il ne fait pas l’ombre d’un doute que le passage successif de Batsirai et d’Emnati a provoqué dans leur sillage colères, frustrations et drames humains. C’est le cas de le dire pour Wesley L’Espoir, ce père deux enfants en bas âge, qui lutte depuis plus de 14 années pour avoir une maison digne de ce nom afin de pouvoir grandir ses deux filles, dont une est autiste et l’autre souffre d’épilepsie.
La vie de Wesley L’Espoir n’a jamais été un long fleuve tranquille. Depuis l’âge de 14 ans, il a été forcé à prendre son destin en main, alors que son papa était trempé dans des histoires de drogue et que sa maman, elle, n’était plus en mesure d’assurer la survie de ses enfants.
À l’âge de 14 ans, donc, Wesley L’Espoir a construit sa propre case en tôle et a pris sa vie en main. Depuis, il a fait le tour des terrains de l’État, jusqu’à ce qu’il dépose ses valises dans la région de La Cure, plus précisément dans le quartier qu’on appelle Ti-Rodrigues. Un quartier connu pour la dureté de la vie et pour l’absence de toute aménité.
Entre-temps, Wesley l’Espoir s’est marié et de cette union, sont nées Émilie (10 ans) et Maeva (13 ans). Comme un malheur ne vient jamais seul, l’une des deux filles est autiste et l’autre souffre des crises d’épilepsie, alors que l’épouse de Wesley a pris la poudre d’escampette. Ce qui veut dire que Wesley doit élever seul ses deux filles dans des conditions pour le moins pénibles.
Car à chaque grosse pluie, Wesley et ses filles doivent chercher refuge chez des amis car le centre de refuge de la localité n’est pas ouvert. Depuis le passage de Batsirai sur nos côtes, Wesley l’Espoir a trouvé une place dans le centre communautaire de La Cure et y vit encore avec ses deux filles.
« Mo dire ou la vie pas facile. Deza dans la case mo ti pe habité, nanié pas ti bon. Aster zafer plis pas bon. Depi 14 an mo fer demarche pour gagne enn la case. Mo trouve tou ban dimoun gagne la case, mais mon nom zamé sorti », explique amèrement Wesley L’Espoir en direct dans notre émission Anou Marye Pike de ce matin. Durant le passage de Batisrai, sa fille épileptique a été prise d’une crise. Elle a été conduite à l’hôpital Jeetoo, mais Wesley n’a pas donné son consentement pour l’admission de sa fille. Pour cause, cet habitant de Ti-Rodrigues n’a pas de sou pour s’acquitter les frais d’autobus.
« Mo travail se marsan ambulan. Mais là pas pé kapave travail parski la police pé empeche nous. Mo tracé pour mo capave grandi mo deux tifille. Zot gagne en pension, mais sa cash la servi pour mo paye en madame qui prend zot compte et pour mo acheter zot bane ti zafer », raconte Wesley l’Espoir.
Mais le rêve de cet homme, somme toute légitime, c’est de trouver une maison pour voir ses filles grandir. Il espère que le fait qu’il a été appelé à remplir les papiers nécessaires, dans le cadre de l’enquête sociale qui a été faite par le ministère de la Sécurité sociale et la police, son nom sera enfin pris en considération et que son rêve sera réalisé.
Mais si cette histoire vous a touché et que vous voulez aider Wesley L’Espoir, vous pouvez l’appeler sur le 5 4732935.