Feerona et sa famille pensent pouvoir encore se réveiller, d’un moment à l’autre, de ce cauchemar qu’ils ont vécu la semaine dernière. Mais, hélas, pour eux  les circonstances sont bel et bien réelles. Vers 3 heures du matin, le mercredi 2 mars, leur maison, située à Père Laval Road, fut la proie des flammes. Un incendie qui les a marqués psychologiquement et qui a tout ravagé sur son passage, réduisant  leurs effets personnels en amas de cendres. Cette famille a, aujourd’hui, tout perdu ; meubles, vêtements, électroménagers, entre autres. Heureusement, aucun blessé n’est à déplorer. Sauf que, depuis cet incident, la maison est inhabitable et ils ne savent plus quelle porte frapper pour avoir de l’aide.

Depuis ce malheureux évènement, Feerona Vallerie Mezieres, nous a avoué qu’elle et sa famille ne dorment plus et vivent constamment dans la frayeur. Un traumatisme pour cette famille, qui aurait pu leur être fatal. Jointe au téléphone, cette femme de 37 ans, la voix tremblante, nous a raconté cette soirée cauchemardesque, digne d’un film hollywoodien.

Aux petites heures du matin ce jour-là, alors que les cinq membres de cette  famille dormaient à point fermé, l’époux de Feerona est réveillé par la présence d’une épaisse fumée noire qui commençait à envahir la maison. Il eut alors un sursaut et alla s’enquérir de la situation dans une autre pièce de la maison. Et c’est alors qu’il a vu jaillir les flammes et a senti la chaleur monter.

In extremis, son époux eut alors la présence d’esprit de sauver les enfants et de les mettre à l’abri. En l’espace de quelques minutes les flammes avaient déjà commencé à se propager partout dans la maison. Cinq minutes plus tard  après voir évacué le domicile, une bonbonne de gaz se trouvant dans la cuisine a explosé. Malgré leurs efforts pour tenter de maitriser l’incendie, il aura fallu attendre l’arrivée des sapeurs-pompiers pour circonscrire le feu.

Depuis ce malheureux évènement qui a été la cause de leur traumatisme, le couple Mezieres et leurs enfants, dont un aux besoins spéciaux, n’ont nulle part où aller. En journée, ils trouvent refuge dans une tente qu’ils ont érigée dans la maison carbonisée et dorment le soir chez un proche.

Lors de notre entretien téléphonique Feerona Mezieres a profité de l’occasion pour lancer un appel aux autorités pour faciliter ses démarches pour l’acquisition d’une maison de la NHDC. Déjà titulaire d’un compte au sein de l’organisme et contribuant chaque mois une somme de Rs 500, elle souhaite que son dossier soit considéré en urgence.