C’est une affaire qui laisse perplexe. L’homme de loi, Prakash Beeroo, qui a écouté les confidences de Cindy, la sœur de la victime, n’en revient pas et il a eu, de ce fait, des propos très sévères envers la force policière. C’est vous dire à quel point cette histoire est lugubre mais surtout inacceptable. Cela après de lutte pour sortir de l’emprise de la violence domestique. Cette triste histoire, en effet, est celle d’Aurélie, âgé de 24 ans, mère de trois enfants en bas âge, de 3, 5 et 7 ans.

C’est Cindy, la sœur de la victime, qui est venue en direct dans notre émission, Anou Marye Pike, pour expliquer le cas d’Aurėlie. Un SOS lancé à la Solidarité Maryé Piké car Aurélie subit, et ce depuis 10 ans, les sévices d’un détraqué sexuel en la personne de celui qui a été son compagnon depuis l’âge de 15 ans. Un abus qui est allé jusqu’à l’agression sexuelle, il y a 4 ans. Celui qu’Aurélie pensait être l’homme de sa vie a introduit un morceau de bois à l’intérieur de ses parties intimes.

Selon le témoignage de Cindy, l’ex-compagnon de sa sœur est un pervers. Non-content de l’avoir frappée, alors qu’Aurélie était enceinte ou encore d’avoir introduit du bois dans ses parties intimes, il cherche toujours à l’agresser sexuellement alors qu’Aurélie vit avec un autre homme depuis quelque temps.

« Nou fatige ale lapolis, ale minister de la fam, ale partou. Zame problem mo ser finn pran en konsiderasyon », déplore Cindy. On sent dans la voix de cette dernière un sentiment de ras-le-bol, une personne qui ne sait plus à quel saint se vouer pour trouver une solution pérenne pour sa sœur et ses trois enfants. D’autant plus que malgré le fait qu’Aurélie ait décidé d’emménager avec un autre homme, son ex-compagnon continue ses tentatives d’agressions, qu’elles soient physiques et sexuelles. « Se enn sitiasyon invivab et inposib. Pa kone ki pou fer pou fini avek sa sitiasyon », a déploré Cindy, hier ce matin.

L’homme de loi, Prakash Beeroo qui écoutait le cas et qui est aussi intervenu en direct dans notre émission, a souligné ne pas comprendre pourquoi la police n’a pas encore arrêté l’agresseur d’Aurélie. « Le fait même qu’il y a eu une Forme 58 de la police veut dire que c’est une affaire grave et criminelle », a soutenu l’homme de loi.

Pour lui, Aurélie a besoin d’aide sur le plan légal. Notamment pour savoir pourquoi son agresseur est toujours en liberté alors qu’il y a une « criminal offense » qui a été commise. Ajouter à cela, ce dernier tente encore de l’agresser, physiquement, alors qu’elle ne vit plus avec lui. « C’est impensable qu’une chose pareille sois possible. Lapolis oblize pran enn lenket ek bann detay. Lapolis bizin pran aksion, aret agreser d’Aurelie, sirtou si ena bann presedan kriminel pou atousman sexuel. There is a clear criminal case », a soutenu Me Beeroo.

L’avocat Prakash Beeroo a proposé son aide à Aurélie. Cela, gratuitement. Mais il a néanmoins demandé à Cindy d’emmener sa sœur à la cour de district de Mahébourg pour chercher une « legal aid ».