Ils se retrouvent aujourd’hui dans une impasse et à court d’argent. En embarquant sur un vol pour l’Australie en décembre 2019, ce couple de retraités était loin de s’imaginer que leurs vacances allaient prendre une tout autre tournure. Deux ans après, ils y sont toujours et souhaitent, aujourd’hui, obtenir une carte de séjour.

Le 28 décembre dernier, Jane et Paul (prénoms fictifs) atterrissent sur le territoire australien, sur un vol commercial de la compagnie nationale d’aviation. Un voyage, initialement, planifié pour rendre visite à d’autres membres de la famille, installés au pays des kangourous depuis des années. À savoir qu’à ce moment-là, personne ne pouvait prédire qu’une pandémie se profilait à l’horizon. Sauf que, le virus n’a pas mis longtemps à traverser la frontière chinoise et à se répandre comme une trainée de poudre aux quatre coins du globe.

Face à la menace grandissante, l’Australie s’isole du reste du monde et dès février 2020, le pays décide de fermer ses frontières. S’ensuivra l’annonce de la compagnie nationale d’aviation de suspendre les vols en partance ou à destination de l’Australie. Une situation qui laisse alors le couple sans voix. Ces derniers recevront par la suite un bon d’Air Mauritius, suite à l’annulation de leur vol. Sauf que, jusqu’à présent la compagnie nationale d’aviation ne vole pas vers l’Australie. Ajouté à cela, l’on apprend que le bon, à lui seul, n’est plus suffisant pour rentrer au pays avec l’augmentation du coût des billets d’avion.

Ajouté à cela, pour un éventuel retour au pays, le protocole exige que tout passager soit entièrement vacciné. Et en raison de l’état de santé de Paul, les médecins lui ont conseillé de prendre l’avis d’un spécialiste avant de se faire vacciné ou de formuler une demande de dérogation. Cependant, ils ont vite déchanté quand ils ont pris connaissance des tarifs pour un bilan complet, qui s’élève à plus de 1 800 dollars. Une somme qu’ils n’ont, malheureusement, pas en leur possession.

Depuis les deux dernières années, c’est leur fils unique, un policier affecté à la ville de Melbourne, qui se charge de s’occuper d’eux. Selon la procédure sur le sol australien, ces derniers doivent obligatoirement renouveler chaque année leurs visas. Une procédure onéreuse qui s’élève, elle, à plus de 1 000 dollars australiens, soit environ 32 000 roupies par personne. Une démarche qu’ils se sont résolus à faire à trois reprises. Sauf qu’aujourd’hui l’argent fait défaut. Il faut aussi dire que ce couple n’a aucune rentrée d’argent et que la pension de l’époux de Jane a été suspendue depuis 2020.

En sus de cela, alors que le mari de Jane est en situation de mobilité réduite, elle apprend l’année dernière qu’elle est atteinte de calcul rénal et doit faire une opération.

Plusieurs démarches ont été initiées auprès de l’immigration, qui est au courant du cas. Face à la complexité de la chose, l’organisme leur a conseillé de postuler pour obtenir une carte de séjour. Une option qui leur coutera une somme de 16 000 dollars.

Ne sachant plus vers quelle instance se tourner, Jane nous a contactés pour alerter l’opinion publique sur son cas et pour essayer de décanter la situation. Nous lançons, ainsi, un appel aux dons aux Mauriciens qui peuvent aider ce couple.