Depuis 22 ans, Fatmah Kausmally, une habitante de Camp La Boue, Terre-Rouge se démène comme un beau diable pour réclamer le transfert des câbles électriques à haute tension sur le 2ème étage de sa maison. Un véritable danger pour ses enfants, selon la mère. Elle intervenait dans l’émission Anou Marye Pike en ce lundi 18 avril…

Les lignes à haute tension peuvent être dangereuses pour la santé des enfants. Fatma Kausmally en a cinq. Cette mère de famille est désespérée. Depuis 22 ans, elle mène un combat sans relâche contre le Central Electricity Board (CEB). Depuis des années, cette habitante de Camp La Boue, Terre-Rouge fait le va-et-vient entre son domicile et cet organisme pour faire déplacer des câbles électriques sur le 2ème étage de sa maison. Car, elle n’arrive plus à ouvrir sa porte pour se rendre sur sa terrasse.

« Depuis que j’habite dans cette localité les câbles électriques traversent le haut de mon toit. Depuis, j’ai fait une demande au CEB pour que des ingénieurs déplacent ces câbles afin qu’on puisse se sentir en sécurité. Des officiers sont venus sur place pour un constat de visu mais cela n’a rien donné. Certains m’ont fait croire qu’il faut payer une somme de Rs 10 000. Ce qui est impossible pour moi », raconte Fatimah.

Lasse d’attente, Fatimah décide de faire appel à Sameer Goolam, un travailleur social de la localité. Ce dernier, à son tour, expédie deux vidéos à la rédaction d’Anou Marye Pike à trois responsables de cet organisme. Une copie a été également envoyée à l’attaché de presse de Joe Lesjongard, ministre des Utilités publiques.

A notre grand étonnement, on apprend qu’aucune demande de transfert n’a été formulée par la famille Kausmally pour le déplacement de ces câbles électriques. « La personne doit faire une demande en écrit. C’est à partir de là que sa demande sera considérée », assure le service de communication de ce ministère.

En effet, aussitôt alertée, Fatmah s’est dirigée vers le bureau de Pamplemousses pour formuler une demande de transfert en bonne et due forme. Reste à savoir si cette mère de famille aura à s’acquitter de ce montant de Rs 10 000.
Nous y reviendrons !