
Il a fait une reconversion à 360 degrés pour faire de sa passion son métier. André a travaillé pendant une quinzaine d’années dans le secteur de l’aviation avant de se tourner vers l’animation. Autrefois animateur, imitateur d’une émission humoristique appelé « Satini Riyé » sur une des radios privés de l’ile, il a dû mettre un terme à sa carrière pour des raisons médicales. Des années âpres, André a gardé tout son sens de l’humour, même si, la vie ne lui a pas offert de cadeau.
Tout commence par un jour de pluie à Floréal. André rentre chez lui, trempé jusqu’aux os, et commence à avoir une toux qui devenait de plus en plus sèche et fréquente. Ne voyant pas sa condition s’améliorer, le lendemain, il consulte un médecin qui lui conseille d’aller faire des analyses pour connaitre l’origine de son mal. Les premiers résultats ne décèlent aucune anomalie.
C’est alors qu’il décide de prendre un deuxième avis médical et de réaliser une radiographie dans une clinique. À son grand étonnement les données ne concordent pas aux premiers résultats d’analyses. Un coup de massue pour ce pensionné, qui apprend que ses poumons fonctionnaient à 25 %. Un verdict inexplicable pour lui, car, il n’était pas porté sur la cigarette ou les boissons alcoolisées.
De là, il fait le pied de grue dans entre le centre de santé de sa localité et les hôpitaux, afin de tenter de trouver une guérison à sa maladie. Une période de sa vie où il perdra 30 kilos. Comme un malheur ne vient jamais seul, quelque temps après, un autre problème, oculaire cette fois-ci, commence à surgir. Il consulte, au total, cinq ophtalmologues et dépense beaucoup d’argent mais sans aucun résultat positif.
L’un d’eux lui fait une injection dans l’œil qui n’a fait qu’empirer sa situation. André crie, aujourd’hui, à la négligence médicale. Après cette injection, est devenu malvoyant. Après ce malheureux évènement, André fait un infarctus et vit, maintenant, avec un cœur qui bat à 25 % de sa capacité. Par la suite, il suivra ses traitements dans le service public. Des traitements qui consistent à contrôler et stabiliser sa santé oculaire.
Aujourd’hui, une autre problématique surgit. L’hôpital ENT n’a plus les gouttes qu’il utilise normalement ses yeux, car ces médicaments sont en rupture de stock. Une situation que déplore André qui doit se tourner vers le privé pour avoir une ordonnance pour d’acheter ces goutes qui lui coutent plus de Rs 3000 par mois. Une somme exorbitante pour une personne à la retraite.