Photo d’illustration

C’est un appel de détresse qu’a lancé ce matin dans notre émission, Shaminah, une grand-mère qui veut sauver ses deux petits-enfants des mains de leur maman toxicomane. Pas uniquement que pour cette raison, car selon Shaminah, les deux enfants, un garçon de 8 ans et une fille de 10 ans, sont explicitement exposés aux différentes drogues que consomme leur maman. Il en va aussi de la présence d’hommes qui sont de passage dans la maison de cette dernière.

En effet, Shaminah est une grand-mère qui veut absolument retirer ses deux petits-enfants des griffes de leur maman. « Mon fils est un consommateur d’alcool, alors que sa femme consomme toutes sortes de drogues depuis fort longtemps. Ils sont séparés depuis un bon moment, mais leurs deux enfants sont un peu perdus. Tantôt, ils sont chez leur père, tantôt chez leur maman. Je suis une grand-mère qui a le cœur brisé, car je vois que mes deux petits-enfants sont en danger lorsqu’ils sont avec leur maman. Cette dernière est une toxicomane, qui consomme de la drogue synthétique et aussi de l’héroïne. Elle change, aussi, fréquemment de partenaires et de maison » a expliqué au téléphone Shaminah.

Cette dernière, dit constater que l’état de ses petits-enfants se dégrade à chaque fois qu’ils viennent habiter chez elle. « Si ce n’est pas de poux, ce sont d’autres choses que je retrouve dans la tête de mes petits-enfants. Que ce soit avec leur père ou leur mère, ils sont souvent absents de l’école », explique encore la grand-mère épeurée. Shaminah a expliqué, en direct qu’en plusieurs occasions, elle est partie porter plainte à la CDU (Child Developpment Unit) afin de tenter de sauver ses deux petits-enfants et qu’elle en obtienne, une fois pour toute, la garde.

Mais, Shaminah nous explique que ses sollicitations ne sont pas prises en considération. « Zot dire moi maman la ena tout droit et ki mo pé fer allégation », déplore cette grand-mère qui est allée aussi voir la police pour tenter de sortir ses deux petits-enfants de cette guêpière. « La police dire moi pas kass mo la tête », dira encore Shaminah.

Ne sachant plus à quel saint se vouer pour retirer ces deux enfants de cet univers impitoyable qui, à terme, pourrait bien avoir de graves conséquences sur leurs santés mentales et physiques, et leur avenir. Shaminah a, aussi, raconté qu’un des partenaires occasionnels de leur maman a cherché à prendre un bain avec sa petite-fille. « Sa tifi la, li fine commence cause tousel à 10 ans. Mo pas koné ki passé kan sa ban enfants la avec zot maman. Mo dire ou mo né plus koné ki pou fer », avoue cette grand-mère visiblement impuissante devant un tel état des choses.

Au niveau de la SMP, nous avons d’une part évoqué ce cas à un officier du bureau de l’Ombudsperson for Children et aussi nous mettons tout en œuvre pour que Shaminah puisse bénéficier du soutien d’une avocate. Car il y a, effectivement, des actions légales à prendre pour sauver les deux petits-enfants de cette dernière.