Michaela (prénom fictif), 30 ans, est à bout de souffle. Son quotidien, depuis peu, semble être une lutte perdue d’avance pour arriver à satisfaire tous les besoins de sa petite famille. D’autant plus que les récentes hausses des prix n’aident pas à faire passer la pilule. Avec les Rs 10 000 que gagne son concubin, comme maçon dans une compagnie de construction, il leur est difficile de vivre à l’aise financièrement.

D’une première union, cette habitante de St Pierre a eu une fille, aujourd’hui âgée de 12 ans et est actuellement en Grade 6. Après des problèmes conjugaux, elle décide de refaire sa vie avec Josian (prénom fictif), âgé de 40 ans. Les deux sont, maintenant, parents de deux garçons, âgés de 1 an et de 10 jours. Ce dernier est né le 13 mai dernier.

Avant la naissance du cadet, en 2020, Michaela travaillait sur des chantiers elle aussi et dans le ‘’service nettoyage’’. Elle nous a raconté qu’avec sa grossesse et le confinement, elle a dû arrêter. Josian de son côté, travaillait à son propre compte et avec la baisse des travaux de construction, il a dû prendre un emploi sécurisé dans une compagnie privée. Toutefois, le salaire qu’il perçoit est loin de pouvoir faire vivre la famille. Même avec tous les sacrifices qu’ils peuvent s’efforcer de faire.

Le père de sa fille de 12 ans percevait, lui, une pension d’invalidité et de ce fait cette dernière avait droit à une aide sociale de Rs 1 500. Toutefois, avec la suspension de la pension d’invalidité du père, la fille n’est plus éligible à cette aide. Ce qui a impacté, énormément, sur le budget de Michaela. Elle nous a expliqué que, des fois, elle ne peut pas envoyer sa fille à l’école parce qu’elle n’a rien à lui donner à manger.  

Le couple et leurs enfants habitent chez une tante. Pour l’aider à payer les factures, Michaela et Josian lui donnent Rs 3 500 par mois. Des Rs 10 000, il ne leur reste que Rs 6 500 pour les provisions et les dépenses pour les bébés. Une somme dérisoire avec le coût de la vie qui est en hausse constante.

Épuisée par leur situation financière, Michaela s’est tournée vers la SMP pour lancer un appel à l’aide. Du moins, le temps que son dernier ait 4 mois pour qu’elle puisse prendre un emploi. Elle a besoin de couches pour les bébés et des produits alimentaires. Si vous voulez venir en aide à cette famille, contactez-nous via notre page Facebook.