
Mary-Jane Gentil risque de se retrouver à la rue avec son enfant d’ici la fin de cette semaine. C’est ce vendredi 10 juin, qu’expire le délai fixé par son propriétaire. N’ayant personne d’autre sur qui compter, elle redoute que l’issue soit à son détriment et de son enfant de 6 ans. Avec ce court délai qu’elle a eu, elle souhaite obtenir un logement au plus vite, ou que son propriétaire revienne à de meilleurs sentiments pour étendre le délai imposé.
Une situation angoissante, pour cette mère de famille, qui survient après avoir emménagé une maison à Grand-Baie en avril dernier. Une demeure qu’elle loue contre une somme de 8 500 roupies par mois. « L’idée de me retrouver à la rue avec mon enfant m’angoisse terriblement », nous a racontés Mary-Jane ce matin, jeudi 9 juin. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Mary-Jane nous a avoué qu’elle a visité plusieurs logements dans le nord, sans trouver de maison qui soit dans son budget. Elle s’est même tournée vers la Sécurité sociale pour chercher de l’aide, mais s’est heurtée aux procédures.
Mary-Jane est séparée de son époux depuis 2016. À savoir que, cette mère courage a mis au monde deux enfants âgés de 8 et 6 ans. L’ainé habite, lui, chez son père et le benjamin chez elle. Elle travaille, actuellement, comme femme de ménage, à raison de trois fois la semaine et perçoit une somme de Rs 700 par journée de travail. Mary-Jane ne reçoit aucune aide de sa famille, avec laquelle elle n’est plus en bons termes. Elle enchaîne les petits boulots dans son temps libre, pour un maigre salaire, afin d’arrondir ses fins de mois.
En réalité, Mary-Jane se débat sans relâche et essaie tant bien que mal de faire en sorte que ses enfants aient droit à l’éducation et qu’ils ne manquent de rien. Pour elle, c’est la seule issue pour que ces derniers puissent, un jour, sortir de la misère. Malheureusement, avec la cherté de la vie, elle ne parvient pas toujours à subvenir aux besoins de sa famille. De plus, son ex-conjoint et père de ses enfants ne verse plus la pension alimentaire qu’il est supposé faire à chaque fin de mois, selon elle.
Le cas sera abordé demain, vendredi 10 juin, lors de l’émission « Anou Marye Pike », afin de trouver une solution à son problème.