
Jamais elle n’aurait imaginé vivre une telle misère. Aujourd’hui, Aisha Hossen, 37 ans, se bat bec et ongles pour remonter la pente et empêcher que ses cinq enfants en paient les frais. Le problème remonte à il y plus de sept ans, quand son époux Jamaal a été victime d’un terrible accident de travail. Un malheur survenu lorsqu’une scie électrique, qu’il manipulait pour couper des morceaux d’aluminium, aurait accidentellement échappé de ses mains. Dans sa chute, l’outil, a heurté son doigt, pour entailler ensuite profondément ses deux jambes.
Une scène d’horreur qui l’a contraint à mettre un terme à ses activités professionnelles, cela, pendant un an et demi. Après deux opérations, 38 points de suture dans un pied, et 42 dans l’autre ; Jamaal se déplace aujourd’hui uniquement à l’aide de béquilles. Toutefois, pour Aisha, c’est un miracle, car les médecins traitants de son époux l’avaient condamné à rester cloué au lit. Jamaal suit ses traitements et des séances de physiothérapie à l’hôpital, à raison de deux fois la semaine. Une situation affligeante pour cette famille qui dépendait essentiellement des revenues que percevaient Jamaal. Lui qui était le principal soutien financier du foyer.
Lors de son témoignage dans l’émission « Anou Marye Pike » ce matin, lundi 20 juin, Aisha nous a évoqué les problèmes auxquels elle et sa famille sont confrontées. En premier lieu, viennent les difficultés pour envoyer ses enfants à l’école et d’autre part la peine de trouver un logement adéquat. Des circonstances survenues en l’absence d’une source de revenue à chaque fin de mois. Si bien que la famille se retrouve contrainte à dépendre de la générosité de leurs proches pour manger à leur faim.
Jusqu’à tout récemment, elle habitait dans une maison en ruine, où des morceaux de dalle se détachaient de la toiture. Un réel danger pour elle et ses enfants. Ajouter à cela, Aisha nous a raconté qu’après le passage du cyclone Batsirai, elle a accusé du retard dans le paiement de son loyer. Ne pouvant honorer son loyer, son propriétaire décide alors de mettre la famille à la porte. Aisha ira par la suite louer un autre logement dans la Capital. Une maison située à la rue St Pierre, à Port-Louis et qui est à Rs 4 000 par mois. Une demeure qui ne dispose pas d’une fourniture en eau potable. Selon elle, l’eau du robinet ne coule plus, car la Central Water Autorité (CWA) a décidé de les déconnecter du réseau, à cause des impayés accumulés du précédent locataire.
À travers cet article, nous lançons un pressant appel à la générosité des Mauriciens pour venir en aide à cette famille. Si vous en mesure de le faire, appelez au 5 825 23 15.