Alors qu’il pensait que son problème était résolu, voilà que Naden C. se retrouve dans la même situation qu’il était avant son intervention dans notre émission Anou Marye Pike, en début de cette année. Effectivement, cet homme âgé de 73 ans nous avait expliqué toute sa peine lorsqu’il devait aller prendre livraison des médicaments de sa fille épileptique, à l’hôpital de Montagne Longue. Il n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi il doit passer avec un médecin de cet établissement hospitalier, alors qu’il a une ordonnance du médecin de sa fille, qui de plus est déjà estampillé.

Nilorshini, la fille de Naden, est âgée de 49 ans et est épileptique depuis sa naissance. Cette dernière reçoit depuis quelques mois, la visite à domicile d’un médecin de la Sécurité sociale et qui lui prescrit ses médicaments après chaque consultation. Alors qu’auparavant le papa rencontrait des difficultés lorsqu’il se rendait à l’hôpital, cela, à cause de l’absence d’un tampon officiel, le problème était résolu après son intervention dans notre émission. La Sécurité sociale est intervenue face à ce cas et avait pris les dispositions nécessaires pour que Naden n’ait plus à faire les cent pas, avant de les récupérer.

Toutefois, joint au téléphone ce matin, Naden nous a expliqué que de nouveaux médicaments ont été prescrits à sa fille et qu’il doit repasser avec un autre docteur pour avaliser cette ordonnance. «Sak fwa mo bisin deranze al lopital pou pran so medsin. Ek lorla mo bisin sak fwa pass ar dokter, » explique le papa. Étant à un âge avancé et souffrant, lui-même, de plusieurs complications de santé, Naden éprouve des difficultés pour les va-et-vient entre les différents départements de l’hôpital de Montagne Longue.

Si l’on doit comprendre que ses médicaments sont puissants et sont considérés comme des ‘’drogues’’, et que c’est la procédure à suivre dans de tels cas, la question que l’on se pose est à quoi sert un médecin de la Sécurité sociale ? Pourquoi doit-on se tourner vers les médecins de l’hôpital en question pour prendre ces médicaments, alors que l’ordonnance vient d’un autre professionnel, employé par l’État ?