Halima, l’épouse de Salim, est meurtrie par ses soucis financiers et de santé. Elle n’a pu contenir ses larmes, ce vendredi 19 août, lors de notre émission Anou Marye Pike. Cette dame de 48 ans et habitant Vallée Pitôt, ne sait plus quoi faire pour trouver des solutions à ses problèmes. Entre ses interventions chirurgicales, son état de santé fragilisé, des soucis de santé de son époux, de la suspension de la pension de ce dernier et des dettes qui s’accumulent, entre autres ; elle ne sait plus où se donner la tête. Pour survivre et aussi honorer certaines de ses dettes, Halima nous a expliqué qu’elle a même dû vendre certains de ses effets personnels.

Salim bénéficiait d’une pension d’invalidité depuis 5 ans. Toutefois, en début de cette année, cette pension a été suspendue. Une suspension que l’habitante de Vallée Pitôt n’arrive pas à comprendre, puisque l’état de santé de son mari ne s’est nullement amélioré depuis 5 ans. Elle a, par ailleurs, fait appel de cette décision du board médical du ministère de la Sécurité sociale, mais rien n’y fait. De plus, elle déplore l’attitude expéditive des membres de ce board, lorsqu’elle avait été appelée à débattre sur le cas de son mari.

Les soucis de Salim, aujourd’hui âgé de 54 ans, ont débuté en novembre 2015. Alors qu’il se trouvait sur son lieu de travail, il a été victime d’une crise cardiaque. Halimah raconte que, selon les médecins urgentistes qui l’ont traité ce jour-là, cette crise aurait pu lui être fatale. Il fut diagnostiqué avec une insuffisance cardiaque et la fraction d’éjection du ventricule gauche (FEVG) – ‘’Ejection Fraction (EF)’’ en anglais – est évaluer à 40 pourcents. À savoir que la FEVG (ou EF) normale pour un homme est de 52 à 72 pourcents et pour une femme elle est de 54 à 74 pourcents. En sus de cela, il souffre de l’hypertension, de l’asthme et du diabète, entre autres.

Depuis que la pension de Salim a été suspendue, Halima dit vivre un véritable enfer pour rembourser son emprunt, payer ses factures et trouver de quoi à manger. Le couple a trois enfants. Leur premier garçon, âgé de 25 ans, est marié. Il les aide autant qu’il le peut pour les factures, de ce qu’il gagne comme salaire, mais il a aussi ses dépenses. Leur deuxième, un autre garçon de 20 ans et qui vient de terminer ses études au secondaire, n’a pu prendre un emploi jusqu’à maintenant. Tandis que leur troisième, une fille de 10 ans, est en primaire.

Les malheurs de ce couple, marié depuis 25 ans, ne se sont pas arrêtés là. Après Salim, Halima a commencé à avoir des soucis de santé, elle aussi. D’ailleurs, elle a été opérée pour la première fois en 2019, suite à une arthrose à son genou droit. En février de cette année, elle a dû repasser sur le billard pour son genou gauche. Les parties endommagées par l’arthrose ont été remplacées par des prothèses, mais Halimah dit souffrir encore plus, depuis sa deuxième opération.

Tous ce que veut Halima, c’est que la pension de son époux soit restituée. Elle dit être lasse de devoir quémander pour avoir de quoi survivre. Ce qui la tracasse le plus c’est de voir ses dettes s’accumulées. Elle a dû prendre des provisions à crédit dans une boutique de son voisinage et de plus, la personne qui s’est portée garante pour l’emprunt de Salim a dû rembourser une partie de la somme. Choses qu’elle aurait pu éviter si la pension de son époux n’avait pas été suspendue.