
Les chiffres pour les 7 premiers mois de cette année ont déjà dépassé le nombre total de cas de violences conjugales pour l’année dernière. Le ministère de l’Égalité des genres et du Bien-être de la famille nous a fourni, justement, ces chiffres ce lundi 22 août lors de notre émission spéciale Anou Marye Pike. De janvier à juillet de cette année, 1 928 cas ont été rapportés aux autorités, contre 1 654 cas pour l’année dernière. Un constat qui n’est pas trop loin de celui de l’année 2020, qui est de 2 425 cas.
Fait notable, le nombre d’hommes qui ont été victimes de violences conjugales a aussi connu une hausse. Pour les 7 premiers mois de 2022, 343 hommes ont rapporté avoir subi des maltraitances de la part de leurs conjointes ou d’autres membres de leur famille. En 2021, ils étaient 220 à avoir dénoncé des cas de violences, contre 309 en 2020.
Les femmes sont toujours les plus touchées par la violence domestique. Toujours selon les chiffres du ministère de l’Égalité des genres et du Bien-être de la famille, 1 585 femmes ont dénoncé des abus de janvier à juillet de cette année. En 2021, elles étaient au nombre de 1 434 et en 2020, 2 116 femmes ont été victimes de violences conjugales.
Notre invitée de ce matin, Nandita Ramkalawon-Jugnah, Acting Coordinator au ministère de l’Égalité des genres et du Bien-être de la famille, s’est aussi attardée sur les différentes formes de violences que peuvent subir les victimes. Hormis la violence physique, la violence conjugale peut prendre la forme émotionnelle, psychologique et économique. Toutefois, les violences autres que physiques sont très complexes à traiter, vu leurs natures. Les preuves de tels abus sont très difficiles à apporter, nous a-t-elle expliqué sur le plateau d’Anou Marye Pike.
Rappelons-le, les victimes de violences conjugales peuvent appeler la hotline 139 pour avoir une assistance. Pour rapporter les cas de maltraitance envers les enfants, le ministère a mis à la disposition du public le 113 et des problèmes familiaux, le 119.