L’information est tombée dans l’émission Anou Marye Pike (AMP) en ce mercredi 31 août. Un opérateur individuel – sur les cinq – desservant la ligne 178, Madame Azor à Goodlands, risque des sanctions sévères. L’opérateur est accusé de n’avoir pas respecté les horaires établis par les autorités. Vincent Seetaram attend une plainte officielle des usagers pour référer ce cas au comité disciplinaire de la National Land & Tranport Authority (NLTA). Le chargé de communication du ministère du Transport et du Métro léger répondait à une interpellation de Roseny Degrace, une habitante de l’endroit.

Selon Roseny qui est aussi l’une des soldates de la SMP de la région Nord, cette polémique dure depuis des années. Les usagers de Madame Azor, Goodlands, se plaignent d’un problème de transport irrégulier. Alors que cette partie de l’ile est desservie par cinq opérateurs individuels. Du coup, salariés et étudiants en font les frais. « Bis arret roulé boner. Zot dir nou dépi 6 heures gramatin à 6 heures tanto. Me nou pa gagn bis. Dan dimans 4 heure tanto fini arrete. Bane dimounn ki travay et zenfan lekol passe boucou misere ici. Zot rente souvan en retar dan zot travay et lekol. Nou fine fer plainte avec chef de gare », confie-t-elle avec amertume.

La semaine dernière, plus précisément jeudi, Roseny en sa capacité de soldate a été interpellée par plusieurs parents d’élèves. Et pour cause, des étudiants ont été contraints de marcher de leurs collèges respectifs pour rentrer chez eux. L’autobus desservant la région, entre Melville et Madame Azor, n’était pas disponible. Ce qui a provoqué l’ire des parents. Ils ont décidé de faire état de cas dans l’émission AMP. Lors de l’émission sur notre page Facebook, les parents ont donné de la voix. Ils n’ont pas été tendres envers l’opérateur individuel en question. Ils réclament une sanction sévère. 

Sollicité pour une réaction, Vincent Seetaram invite les usagers à loger une plainte officielle auprès de la NLTA. Selon ce dernier, cette autorité est au courant de ce problème. Pas plus tard que le mardi 30 août, annonce-t-il, un inspecteur a effectué une visite surprise. Et il a, effectivement, confirmé que l’un des cinq opérateurs ne respecte pas les horaires établis. « J’encourage les usagers à porter plainte. Nous avons un comité disciplinaire au niveau de la NLTA équivalent à une Cour de justice, qui est habilitée à enlever le permis d’un opérateur en cas de faute. L’inspecteur de la région effectue un ‘close monitoring’ dans la région », assure Vincent Seetaram.