
« Je dois ma réussite éducative à mes parents qui se sont toujours sacrifiés pour moi ». Une révélation sans équivoque, venant d’une jeune qui aspire à se hisser au-dessus des préjugés et à faire carrière dans le domaine. Un aveu qui témoigne de la reconnaissance qu’elle porte envers ceux qui l’ont tout donné. Cette semaine, on a interviewé Shrishti Badoye, une jeune journaliste intrépide, férue d’actualité et déjà habituée des plateaux.
À tout juste 24 ans, Shrishti Badoye est consciente des efforts consentis par ses parents pour l’amener à devenir l’adulte qu’elle est d’aujourd’hui. Originaire de la ville de Quatre-Bornes, elle est l’aînée d’une fratrie de deux enfants. Fille d’un père maçon et d’une mère femme au foyer, il va sans dire qu’elle a dû se batailler pour réaliser son rêve. Il faut avouer que le métier de journaliste a été un choix logique pour elle. Une décision motivée par sa mère qui, jeune, rêvait d’embrasser ce métier. Un rêve qu’elle ne pourra, toutefois, pas réaliser en raison des circonstances de la vie. C’est sur sa fille aînée qu’elle misera et en qui elle mettra toutes ses espérances.
C’est après ses études secondaires au collège SSS de Belle Rose que les choses commencent à se préciser. Shrishti Badoye décide, par la suite, de poursuivre le rêve de sa mère en s’inscrivant pour un cours en ‘BA Communication, Media et Journalisme’ à l’Open University Of Mauritius en 2017. Âgée alors de 19 ans, elle décroche son premier stage et rejoint un média local en alternance et est formée au métier. Une première prise de contact avec une rédaction qui confirme son intérêt pour le journalisme. À ce moment donné, Shrishti Badoye, jongle entre rédaction et salle de classe. Un challenge qui est loin d’être évident et qui plus est, est épuisant. Malgré cela, Shrishti Badoye, arrive à gérer son emploi du temps et poursuit ses ambitions.
Tout allait pour le mieux pour notre aspirante journaliste jusqu’à ce que la Covid-19 vienne bouleverser ses plans. Elle entamait alors son dernier semestre et a dû s’adapter à la nouvelle méthodologie de travail à distance. Au même moment, l’opportunité de rejoindre l’association Solidarite Marye Pike se présente. Shrishti Badoye saisit l’occasion pour parfaire ses aptitudes journalistiques, cette fois-ci sur le terrain. Après quelques mois au sein de l’ONG, elle décide de prendre une année sabbatique pour se focaliser sur ses études. En mars 2021, elle réintègre l’équipe de rédaction de la SMP.
À une question de notre journaliste, elle nous dit que son expérience au sein de la SMP l’a permis de saisir les enjeux réels des personnes issues des poches de pauvreté et de comprendre la réalité. Une aventure humaine très constructive pour elle et qui l’a aidé à se forger un caractère.
Aujourd’hui avec son diplôme en poche, elle s’exerce à plein temps son métier de journaliste et aide du mieux qu’elle le peut, les plus démunis. S’inspirant des femmes, telle sa supérieure hiérarchique Emma Chelumbrum, qui œuvrent pour une société meilleure. Quand elle n’est pas au travail, elle aime passer du temps avec la famille. Des moments de complicité entre elle, ses parents et son frère qu’elle juge primordiaux. Elle a aussi profité de l’occasion pour remercier le fondateur Jean Michel Lee Shim pour son dévouement à la cause sociale.