
Il a voulu mettre fin à son passé de toxicomane et a su comment venir à bout de ses vieux démons. Une volonté de sortir de l’abîme, cela, malgré les regards méprisants et les jugements de son entourage. Aujourd’hui, bien qu’il ait tiré un trait définitif sur son addiction, Ally , (prenom fictif ) fait face à une contrainte majeure. Celle de suivre son traitement à la Méthadone.
C’est après deux années d’addiction qu’Ally P, décidé de s’en libérer. Une claire volonté qui l’emmènera à suivre une cure de désintoxication. Un procédé qui requière beaucoup de détermination et qui permettra à la victime de se sevrer. Cependant, à Maurice, les programmes de sevrage se traduisent généralement par la substitution. La majorité des consommateurs qui décident de mettre un terme à la prise de substances illicites sont inscrits sur le programme de substitution à la méthadone.
C’est à l’âge de 28 ans qu’ Ally commencé à développer une dépendance à l’héroïne. Une addiction qui a débuté par la consommation du cannabis, selon ses dires. Ce qui était, au départ, un moyen de s’évader ne tardera pas à avoir raison de lui. Après deux ans de consommation en continu, Ally ne touche plus à la drogue, et cela, depuis plus de six mois. Au départ, il s’était tourné vers l’hôpital de Brown Sequard pour ses traitements. Mais hélas, les médicaments qu’on lui avait prescrits lui ont fait plus de mal que de bien. Il y a un an, il tentera de commettre l’irréparable et sera sauvé in extrémis.
Ce peintre issu de la région de Mont Ida est, aujourd’hui, confronté à un problème majeur. En effet, ce dernier doit tous les jours se rendre à Flacq pour avoir sa méthadone. Cela, étant donné que la distribution se fait uniquement à la station de police de Flacq. Une situation qui cause préjudice à son sevrage, puisqu’il ne dispose pas d’argent pour s’y rendre. Ajouté à cela, il n’arrive pas à trouver du travail en raison des préjugés de son entourage. Il lance un appel à l’aide.