
La pension d’invalidité permet à ceux qui ne peuvent travailler, de par leurs conditions physiques, d’avoir une source de revenu. Géraldine Vadamootoo Raboude, 33 ans, épileptique et atteinte d’hydrocéphalie, veut faire valoir son droit à une pension d’invalidité. Elle est dans le besoin, nous dit-elle.
Sauf que cette habitante de Dagotière se heurte aux démarches administratives depuis des années. Géraldine Vadamootoo Raboude ne comprend pas le pourquoi de ce refus de la part des autorités. Selon elle, malgré sa condition de santé, la Sécurité sociale considère qu’elle n’est pas éligible à une aide financière.
C’est en 2009 que les problèmes ont commencé à surgir, pour cette mère d’un bébé de trois ans. Selon elle, tout a commencé par des maux de tête intenses. Au début, elle n’arrivait pas à comprendre la cause de ses problèmes.
Peu de temps après elle a commencé à suivre des traitements à l’hôpital de Candos. Par la suite, ses médecins traitants lui annoncent qu’elle va devoir subir une intervention chirurgicale. Ces derniers ont même fait une recommandation pour que Géraldine Vadamootoo Raboude ait droit à une pension d’invalidité.
Après avoir enclenché des démarches auprès de la Sécurité sociale, elle obtient une pension en 2013. Selon les modalités de l’organisme, l’attribution est à titre temporaire et pour une durée d’un an. Toutefois, elle ne sera pas renouvelée. Une chose que Géraldine Vadamootoo Raboude n’arrive pas à comprendre.
Deux années après, soit en 2016, elle commence un nouveau traitement neurologique à l’hôpital du Nord. Après une batterie de tests, les médecins décèlent la présence d’un excès de liquide dans son cerveau. Ces derniers lui conseillent, alors, de se faire opérer au plus vite. Chose qu’elle fera, finalement, le 3 juillet 2017. Une intervention chirurgicale qui a duré plus de six heures. Après son opération, Géraldine Vadamootoo Raboude a passé trois jours à l’unité des soins intensifs et a été hospitalisée pendant plus d’un mois.
Depuis cet épisode, et ce, jusqu’en 2021, elle a enclenché, plusieurs fois, des démarches pour l’obtention d’une pension d’invalidité, mais en vain. Ce n’est qu’en 2021 que la Sécurité sociale lui a accordé une allocation. Cela, jusqu’en août de cette année-ci. Et là, l’histoire se répète et l’organisme a encore décidé de ne pas renouveler sa pension. Géraldine Vadamootoo Raboude ira même jusqu’à faire appel de cette décision, mais rien n’y fait.
N’étant pas en mesure de travailler et avec un époux qui ne jouit pas d’une bonne santé, non plus, Géraldine Vadamootoo Raboude fait appel aux autorités pour rectifier le tir. Habitant toujours la maison de son père, elle dépend essentiellement de la générosité de son entourage pour subvenir à ses besoins. Elle nous a ainsi demandé de lancer un appel à l’aide pour avoir des produits alimentaires, tels que du lait des couches et des vêtements pour bébé.