
De plus en plus d’observateurs s’accordent à reconnaitre que des instituions qui sont supposés d’avoir des rôles prépondérants dans la société n’ont plus la même influence. Un constat que nous a partagé Timothy Nootoo, Child Safeguarding and Protection Officer au sein de l’ONG SOS Children’s Village Mauritius. Commentant la dégradation du tissu social, il nous a fait savoir que le manque de transmission des valeurs demeure l’une des causes principales de la dégradation des relations parents – enfants. « Aujourd’hui et plus que jamais, la religion, la famille et l’éducation n’opèrent plus de manière fonctionnelle et dans cette équation, ce sont les familles les plus vulnérable qui sont les plus touchées ».
En effet, dans l’émission d’Anou Marye Pike de ce lundi 17 octobre, nous nous sommes intéressés au fonctionnement de l’ONG SOS Children’s Village Mauritus. Pendant une heure, nous avons eu l’occasion de connaitre les implications de cette organisation, qui lutte depuis plus de 30 ans contre la vulnérabilité des enfants issue de familles brisées.
Fabiola Clair, Assistant Fundraising and Sponsorship Manager, nous a donné un aperçu général de ce qu’est l’ONG et de leurs champs d’actions. Présent dans 136 pays, y compris Maurice, SOS Children’s Village Mauritius agit comme une organisation pour venir en aide aux enfants et familles à problèmes.
L’ONG comprend 2 villages qui accueillent des enfants âgés entre 2 et 18 ans, situés à Bambous et Beau Bassin. Ces deux villages (Shelter) accueillent au total plus de 100 enfants en résidence. Ces derniers disposent de soins prodiguer par des « care givers » qui sont également des résidents de ces facilités.
Leurs champs d’action touchent les enfants sans soutiens parentaaux, ainsi que ceux à risque de perdre le soutien parental. Une démarche ayant pour but d’encourager le développement physique, intellectuel et psychosocial des enfants issues de milieux difficiles.
Selon Fabiola Clair, tout est fait de manière à favoriser l’intérêt supérieur de ces enfants. À savoir qu’il s’agit-là, d’enfants qui sont retirés de la garde de leurs parents et placés dans des maisons d’accueil par un ordre de la cour. Selon la procédure, après qu’un enfant est enlevé du toit familial, ce dernier passe par un check up médical et après l’obtention d’un ordre de la cour, il est placé en famille d’accueil. Une fois que cela est fait, les parents ont un droit de visite, en passant par la CDU. Les parents viennent alors visiter l’enfant dans un des locaux de la Child Developpement Unit (CDU).
Un village d’enfant, est une cour constituée de plusieurs maisons familiales, où ces enfants habitent avec une maman de substitution et vit avec des frères et sœurs. Mise à part du programme résidentielle il y a aussi le programme de renforcement de la famille, qui prodigue à 1 000 enfants a problème et leurs parents, un accompagnement. Hormis ces deux programmes susmentionnés, l’organisme dispose de 5 familles d’accueil.
Une fois admis en maison d’accueil, le personnel établi une relation de confiance avec les enfants. Dans bien des cas les parents les parent veulent, à tout prix, ravoir la garde de leurs enfants.
S’agissant de la situation actuelle les ONGs, Fabiola Clair dira que ces organismes se retrouvent dans un problème financier. Et que pour être soutenable des levés de fonds sont organisés.