
Elle est terrorisée et prisonnière d’un concubin tyrannique et violent, qui est, de surcroît, recherché par la police. Celle que nous appellerons Anne, pour les besoins de cet article, n’a ni le pouvoir de l’arrêter, ni le courage de s’en aller. En effet, il lui est impossible de quitter le toit conjugal, de peur de représailles.
C’est par un message envoyé par la victime, elle-même, que nous avons été alertés de ce qui se passait. Notre équipe a été consternée de prendre connaissance de l’appel au secours de cette mère de famille. On peut lire dans le message « mo gagne bate pres que tou le jour, bate cuma n misie p bat n misie… mo p zis envi ki mo gagne enn la maison moi ek mo ban zenfnt…zis zot ki pou cne svp la mem mo figir blesse avk bate mo dne ou num mo mama akoz tention li bat moi ».
Fidèle à notre vocation et dans un souci de connaître la teneur des accusations qui ont été proférées, la rédaction a aussitôt pris contact avec la mère de la victime. Notre interlocutrice nous a confirmé les dires et a partagé ses craintes pour la sécurité de sa fille. Elle nous a dit qu’elle n’a plus de nouvelle d’elle depuis ces dernières 24 heures, vu que le concubin de sa fille a confisqué le téléphone portable de cette dernière.
Des sept enfants d’Anne, quatre d’entre eux sont issus de son premier mariage. Ils habitent chez leur grand-mère maternelle. Selon cette dernière, cette séparation a été motivée par les mauvaises habitudes et des démêlés avec la justice de son gendre. Après sa séparation, Anne, est retournée vivre chez sa mère. Cela, jusqu’à ce qu’elle fasse la rencontre de celui qui sera le père de ses trois autres enfants.
Suite à cette rencontre, Anne part vivre chez son amant dans une maison en tôle à La Tour Koenig et laisse ses quatre enfants chez leur grand-mère. Petit à petit la relation entre les deux amants a commencé à s’envenimer, jusqu’au point où Anne sera battue. Après des années passées sous les coups de son concubin, elle veut aujourd’hui se libérer de l’emprise de ce dernier.