
La patience à des limites et Marjorie Holmes, privée d’eau courante depuis le dimanche 6 novembre, est aujourd’hui à bout de nerfs. Elle qui a, pendant longtemps, gardé son calme dans l’espoir que la situation s’améliore. Mais, depuis les choses sont allées de mal en pis. La raison étant les irrégularités dans l’approvisionnement en eau dans la région de Trou d’Eau Douce.
Il s’agit-là d’un problème d’envergure qui s’est empiré depuis les six derniers mois. En effet, Marjorie Holmes, habitante de la rue Oozeerally à Trou d’Eau Douce, est confrontée à des perturbations majeures.
Le problème ne date pas d’hier et commence sérieusement à poser problème, à une dizaine de foyers de cette région, dont parmi celui de Marjorie. Cela, malgré les nombreuses sollicitations et l’insistance des habitants qui déplorent l’inaction des autorités pour résoudre le problème. Pour Marjorie Holmes, dont l’ainé souffre de plusieurs complications de santé, la situation est devenue intenable. « Mwa ek mo zenfant pas kapav baigné ni kwi mangé » a-t-elle soutenu. D’ajouter que ses revendications passées, ont été comme un coup d’épée dans l’eau.
D’ailleurs, elle nous a avoué que tel est le cas depuis qu’elle et sa famille ont emménagé dans cette région. Au départ, ils pouvaient compter sur une fourniture qui commençait avant 6 heures du matin et qui était interrompue à 17 heures. Malgré ces inconvénients, Marjorie Holmes nous a avoué qu’elle prenait ses précautions et qu’elle stockait l’eau dont ils avaient besoin pendant les heures d’interruption. Sauf qu’aujourd’hui, la situation s’est empirée et la connexion n’est pas rétablie avant à 23 heures. L’on se demande comment cette mère de famille arrivait à accomplir ses tâches ménagères, sans eau pendant plus de 17 heures par jour. Il convient de dire que nous sommes loin de la promesse d’approvisionnement en eau 24/7.
Des conditions de vie difficiles, malgré les nombreuses doléances formulées aux autorités concernées qui avaient alors garantie que la CWA allait leur fournir des camions-citernes. Trois ans que cette situation perdure et que les autorités promettent le rétablissement d’un approvisionnement en eau régulier.
Le cas sera évoqué demain, mercredi 9 novembre, dans l’émission Anou Marye Pike par nos journalistes, qui tenteront d’alerter la Central Water Authority (CWA).