Un accident de travail est un évènement soudain et imprévu qui peut changer le cours d’une vie. Des réparations peuvent être envisagées par la victime, si la/ les faute(s) est/sont inexcusable (s). Il revient alors à la victime de prouver et a une cour de justice de statuer et de situer les responsabilités.

Tel est le cas pour un dénommé, Joceyln Moonsamy, 58 ans , qui mène une bataille juridique contre son ancien employeur, cela depuis 7 ans. Cet ancien soudeur de profession a, en effet, été victime d’un accident sur son lieu de travail en 2015. Selon les dires de sa sœur, Jacqueline Adrien, l’accident se serait produit alors qu’il avait terminé son quart de travail. C’est en sortant de la salle de bain du chantier que le drame s’est produit. Jocelyn se serait emmêlé les pieds dans des poutres de métal disposé à un mauvais endroit. Sur le moment, Jocelyn ne se doutait que les choses allaient s’envenimer.

Malgré tous les efforts consentis par ses médecins traitants, Joceyln Moonsamy ne pourra sauver son pied gauche d’une amputation. Ce n’est qu’une année après cet accident, soit en 2016, qu’il se fera opérer. De lourdes conséquences pour cet ancien soudeur qui sera contraint de cesser ses activités professionnelles.

À savoir que peu de temps après sa chute, Joceyln Moonsamy sera dédommagé d’une somme de Rs 72 000 par son ancien employeur. Une somme d’argent jugée insuffisante par sa sœur, qui estime que les droits de son frère ont été bafoués. D’autant que Jocelyn dispose de plus de 3 ans d’expériences dans son domaine. Sa sœur Jacqueline sollicitera par la suite les services d’un homme de loi et entamera des poursuites. Un long combat légal qui dure depuis plus de huit et qui exaspère la famille.

Aujourd’hui, vendredi 18 novembre, l’affaire a été entendue en cour et une proposition a été faite par l’employeur. Hélas, le montant proposé n’est pas satisfaisant. L’affaire sera entendue de nouveau en février prochain. Et comme un malheur ne vient jamais seul, la pension d’invalidité de Joceyln Moonsamy a été supprimée en ce mois de novembre. La raison évoquée est que la victime ne répond pas aux critères de 60% d’invalidité. Frère et sœur dépendent, aujourd’hui, d’une simple pension de vieillesse que perçoit Jacqueline pour vivre. Affaire à suivre.