
C’est en larmes que Cindy (prénom fictif) a témoigné, hier lundi 21 novembre, dans notre édition spéciale d’Anou Marye Pike. L’émission avait pour thème ‘’La dépendance à l’alcool et à la drogue’’. Cette maman de 3 enfants et âgée de 32 ans, nous a raconté qu’elle est à bout et elle ne sait plus quoi faire pour pouvoir envisager un avenir sans encombres durant les mois qui vont suivre. Son époux est tombé dans le cercle vicieux de la drogue il y a trois ans, nous a-t-elle dit. Ce dernier n’a plus fait des choses pour la maison depuis et elle se retrouve endettée et seule à subvenir aux besoins de ses enfants.
Cindy nous a expliqué qu’elle a commencé à avoir des doutes sur son mari, lorsque celui-ci s’est désintéressé à aller travailler et qu’il passe ses journées à ne rien faire. De plus, pour les fois qu’il travaillait, il ne ramenait rien à la maison et ne contribuait pas aux dépenses de la famille. Il prétextait qu’on ne lui a pas payé ce qu’on lui devait. Dès lors, la jeune femme a tout fait pour sauver son mari de la drogue. Elle a contacté plusieurs ONGs pour l’aider, mais à chaque fois, il faisait une rechute.
Depuis peu, l’époux de Cindy ne vit plus constamment à la maison et passe la majeure de son temps ailleurs. Cette dernière, qui vient de prendre un nouvel emploi, ne gagne pas assez pour honorer toutes les dépenses de la famille. D’autant plus, qu’elle a dû s’absenter souvent de son travail pour s’occuper de son fils qui a eu un accident récemment. ‘’Pena manze, doit lakaz. Ce enn vrai lanfer ki mo pe viv et ce enn lanfer pou li mem kan ou guet li. Mo ine arrive enn sitiation kot mo ine plein avec mo lavi. Mo travail dir pou mo fami, pou mo zenfans, me mo pa ti krwar mo pou viv enn tel sitiation’’, a lancé Cindy au téléphone, en larmes.
Pour l’heure, Cindy a dû aller habiter chez sa mère pour pouvoir emmener son fils à ses rendez-vous à l’hôpital Jeetoo, pour des séances de physiothérapie. Quant à son mari, il a été arrêté ce week-end pour des délits liés à la drogue, selon Cindy. ‘’Li pa lozik ki mo bane zenfans viv sa’’, a-t-elle ajouté. Lors de ce témoignage, on a ressenti toute l’angoisse de cette femme qui ne sait plus vers qui se tourner pour avoir de l’aide.