Photo d’illustration

C’est une Caroline (prénom fictif) remplie de colère que nous avons eu au téléphone, ce vendredi 3 février, dans l’émission Anou Marye Pike. Cette mère-célibataire d’un enfant autiste de 6 ans, Cameron (prénom fictif), se plaint d’un propriétaire qui ne cesse d’augmenter son loyer, depuis qu’elle a commencé à louer une maison à Coromandel. Elle se retrouve dans l’urgence de trouver une autre maison, moins chère, à hauteur de Rs 5 000 à Rs 6 000 par mois. Cela, dans les régions de Beau-Bassin/Rose-Hill, Grande-Rivière ou les environs.

Caroline nous a expliqué qu’elle avait commencé à louer un studio avec son propriétaire. Par la suite, ce dernier l’avait relogée dans une maison de deux chambres. En l’espace d’un an et demi, le propriétaire a augmenté son loyer de Rs 6 500 à Rs 9 500 et pour ce mois-ci, il aurait demandé Rs 500 de plus. De l’argent qu’elle perçoit en termes de pension pour son fils, de son Carer’s Allowance et de sa paye en tant que femme de ménage, il ne lui reste pas grand-chose. Justement, elle ne travaille que trois fois par semaine, à raison de Rs 350 par jour. Le père de Cameron lui donne un peu d’argent, toujours selon elle, quand il le peut.

En sus d’un loyer élevé, Caroline nous a dit que le propriétaire n’a rien fait pour réparer les fenêtres et la porte défectueuses de la maison. ‘’Je n’arrive pas à fermer la porte à clé et nous sommes à l’étage. Étant autiste, mon fils n’a aucune notion du danger. Je dois le surveiller en permanence. Je n’ose même pas penser ce qui peut se passer s’il arrive que je m’assoupisse un jour et qu’il sort de la maison. De plus, lorsqu’il pleut, l’eau entre dans la maison par les fenêtres défectueuses’’, se plaint-elle.

Caroline nous a aussi dit qu’elle est une ex-femme battue et que c’est lorsque son fils a commencé à être une victime de violences, qu’elle a décidé de vivre seule avec le petit. Elle a ajouté que Cameron a été traumatisé par cela et n’a pas parlé pendant huit mois. ‘’Maintenant, je ne vis que pour mettre un sourire sur le visage de mon fils’’, nous dit-elle avec une voix remplie d’émotion et de détermination.

Hormis sa recherche pour une maison moins chère, Caroline souhaite trouver un emploi pour gagner un peu plus d’argent pour assurer que son fils ne manque de rien. Cette ex-sales girl peut faire le ménage ou la coiffure et parle très bien le français. Si vous pouvez l’aider dans ses recherches, envoyez-nous un message sur notre page Facebook, Solidarite Marye Pike.