Huguette B., 52 ans, mène aujourd’hui une lutte sans relâche pour sauver son fils, Shane, de son addiction à l’alcool. Un engagement qui résulte des conséquences engendrées par cette dépendance, sur sa vie familiale. Nous avons recueilli le témoignage de la mère de la victime, soucieuse du bien-être de son enfant avant qu’il ne soit trop tard.

Selon les aveux de Huguette B., cela fait maintenant un peu plus d’un an que son fils, âgé de 33 ans, est sous l’emprise de l’alcool. Sauf que ses mauvaises habitudes ont commencé à impacter considérablement sur sa vie familiale. Ce dernier, marié et père d’une petite fille depuis un an et qui gagne sa vie comme technicien de surface, serait devenu violent.

Rapidement, son addiction a commencé à prendre le dessus sur l’état d’âme de Shane. Une addiction qui est devenue envahissante et qui porte désormais préjudice au bien-être de sa femme et de sa fille. Habitant autrefois la région de Roche-Bois, Mère et fille ont dû déserter le toit conjugal pour trouver refuge chez des proches. La raison évoquée par Huguette B., est que son fils perd la raison après quelques verres. Les discussions sont devenues monnaie courante et Shane fait même preuve de violences physique à l’égard de sa femme. Selon la mère de Shane, ce dernier n’a aucune connaissance de ce qui se passe lorsqu’il était sous influence. Sa femme victime de violences aurait, dans un passé pas si lointain, porté plainte à la police.

Ne sachant pas les raisons qui ont poussé son fils à avoir un penchant pour l’alcool, Huguette s’est tournée vers l’association Solidarite Marye Pike, dans l’espoir de trouver une solution à ses problèmes. À une question de notre journaliste, elle nous a avoué la peine qu’elle éprouve pour la mère de sa petite fille.

Aujourd’hui, après toutes les scènes de violences dont elle a témoigné, Huguette est à la recherche d’un centre de désintoxication pour son fils. Sollicité pour commenter la procédure pour une cure de désintoxication, Ashwin Soodhoo, officier au sein du ministère de la Santé, nous a expliqué que les personnes atteintes de ces troubles nécessitent des soins hospitaliers. Toute personne dépendante, voulant sortir de cet enfer doit se rendre dans les hôpitaux régionaux pour une consultation. Après la consultation, cette dernière est prise en charge par une unité de sevrage, composée de spécialistes. Le cas sera évoqué, ce vendredi 10 mars, dans l’émission Anou Marye Pike.