
Le mois de décembre a été un véritable cauchemar pour deux adolescents issus, de la région de Mahebourg. L’un d’eux, un dénommé Fabrice, âgé de 27 ans, porte toujours les séquelles d’une agression dont il a été victime. Un acte criminel qui sort de l’ordinaire. Sa mère, Sharonne T., s’est confiées à nous, ce vendredi 17 mars, lors de l’émission Anou Marye Pike.
Les faits remontent au mois de décembre de l’an dernier, au début des vacances scolaires. Fabrice et son groupe d’amis qui fréquentent un établissement vocationnel décident de prendre un emploi pour se faire un peu d’argent. En apprenant la nouvelle, Sharonne T., la mère de Fabrice, exprime ses réserves quant à cette idée. Malgré ses réticences, elle accepte la demande de son fils. À ce moment donné, Sharonne T., était loin de se douter que les choses allaient tourner au vinaigre.
Quelques jours seulement après avoir été embauché, un incident viendra jouer au trouble-fête. L’employeur de Fabrice déclare avoir été victime d’un vol. Cette dernière affirmait, alors, qu’une bague avait disparu de ses effets personnels. Sans aucune preuve, elle soupçonne les jeunes adolescents qu’elle venait de recruter, d’être les auteurs du vol. Cette dernière ira s’enquérir de la situation auprès des jeunes. Elle ira même jusqu’à chercher les deux adolescents dans sa voiture pour les emmener chez elle.
Sur place et malgré les explications fournies par les adolescents, l’employeur ne veut pas entendre raison. Elle informe, alors, aux deux adolescents que pour prouver leur innocence, ces derniers doivent faire une promesse devant la statuette d’une divinité. C’est alors que l’employeur va procéder à un rituel avec du camphre. Une pratique qui brûlera les mains de Fabrice au troisième dégrée. Ne croyant toujours pas en l’innocence des jeunes, cette dernière les a emmenés, par la suite, au poste de police de la localité.
Sharonne T., est convoquée au poste de police, par téléphone. Mis devant les faits, les policiers décident d’interpeller l’employeur. La famille de Fabrice a déposé une plainte et est toujours en attente d’un dénouement.
Victime de brûlures au troisième dégrée, Fabrice, a subi une première opération, puis une greffe de la peau. Trois mois après l’agression, Fabrice ressent toujours des séquelles de cet incident et n’est toujours pas en mesure d’aller suivre ses cours. L’employeur, quant à elle, a passé un jour en cellule policière, avant de retrouver la liberté conditionnelle. Intervenant lors de l’émission, notre avocat Taij Dabycharun a conseillé à la famille d’attendre la fin l’enquête policière, qui peut prendre du temps. Il considère ce cas comme étant de très grave, qualifiant même l’agression de « Serious Assault with Premeditation ».