Les chiffres sont éloquents. S’appuyant sur les données de l’ONG Autisme Maurice, Marie Agnès Valeram, éducatrice, soutient que la prévalence de l’autisme chez les garçons est plus élevée que celle des filles. À ce jour, des 30 enfants inscrits dans l’une de leurs institutions, seulement 4 d’entre eux sont des filles. À Maurice, on dénombre environ 10 000 enfants qui sont touchées par ce handicap, dont le nombre de cas est en progression. En marge de la journée mondiale de l’autisme, observée le 2 avril prochain, l’association Solidarite Marye Pike fait le point.

Invité lors de l’émission « Anou Marye Pike », de ce lundi 20 mars, Nancy Migale et Marie Agnès Valeram, deux éducatrices de l’Autisme Maurice, nous ont fait savoir que les troubles du spectre de l’autisme, diffèrent d’un enfant à un autre. Selon eux, les critères des diagnostiques sont définis sous trois axes, soit : des difficultés de communications, des troubles du comportement et des comportements qui empêchent la socialisation.

Lors de leurs interventions, nos interlocutrices ont rappelé l’importance que porte une école spécialisée, qui agit avec une méthodologie différente. Au-delà d’une approche formelle, les écoles spécialisées apportent, selon elles, un encadrement pluridisciplinaire. Les enfants touchés par l’autisme sont pris en charge par une équipe dévouée et formée, qui comprend des psychologues et des éducatrices, entre autres. Chaque classe accueille jusqu’au maximum dix élèves, pour que le suivi soit plus adapté aux besoins de l’enfant. Un travail réalisé en amont, à travers plusieurs axes d’interventions.

Pour qu’un enfant intègre l’une des deux écoles spécialisées d’Autisme Maurice, il devra passer par le SEDAM (Service d’Évaluation et de Diagnostique de l’Autisme à Maurice), pour une évaluation. Ce n’est qu’à partir de là que des recommandations seront faites pour mieux encadrer l’enfant.

S’agissant de l’intégration après l’école spécialisée, nos deux éducatrices d’Autisme Maurice s’accordent à dire que la majorité des cas auront toujours besoin d’assistance. Cela, malgré le fait que leur but, en tant qu’éducatrices, est de les encadrer afin de les rendre autonomes.