Son père souffre d’un handicap et vit actuellement chez sa tante. Sa mère, elle, a refait sa vie avec un autre homme. Depuis, Axel A., 23 ans, a été contraint d’arpenter les rues jusqu’à ce qu’il s’engouffre dans la spirale de la drogue.  Aujourd’hui, il souhaite réintégrer la société et prendre un emploi. Sauf que son passé peut peser lourd…

Axel a fait publier une annonce sur les réseaux sociaux. Annonce dans laquelle, cet habitant de La Tour Koenig lance un appel de détresse à qui veut l’entendre. Atteint de diabète de type 1 depuis qu’il a 8 ans, le jeune homme est contraint, aujourd’hui, de subir une injection d’insuline à raison de 4 fois par jour. Admis à l’hôpital pendant plusieurs jours, ce jeune homme n’arrive toujours pas à contrôler sa maladie. Autrefois storekeeper dans une entreprise, il a fait main basse sur une tablette de chocolat et du dentifrice au mois de décembre. Ce qui lui a valu un mois de prison, sa deuxième fois dans un milieu carcéral. 

À sa sortie, Alex n’avait nulle part où aller. Il a dû élire domicile dans une maison abandonnée à La Tour Koenig. Une maison dépourvue d’eau et d’électricité. À la nuit tombante, Alex profite de l’obscurité pour se soulager dans les toilettes du dispensaire. Et utilise l’eau du jardin d’enfant, situé à proximité de sa maison, pour se doucher.  « Mo ena zis enn matla ek mo ban linge. Pou servi delo mo al dans zardin mo servi, mo al bros ledan laba et kan ariv tanto mo rempli 1 touk 20L, mo al dan lakaz kot mo squaté mo baigne. Mo pe rod enn travay. Mo per mo passe pez lour acoz monn fer prizon. Mo pe rod enn travay par la mem », écrit-il. 

Alex est conscient qu’il a commis une faute. Une erreur qu’il attribue à ses huit années passées dans l’infernal spiral de la drogue. « Monn mal fer mo choix. Monn bisin pay konsekans. Pendan 8 an monn rampe dan lenfer. Monn trouve satan en 3D et non li pa ruz sipa li ena corn non, li viv parmi nou, li manz kuma nou, li dormi kuma nou, me li pa contan travay », poursuit-il.

Si vous voulez aider Alex à trouver un emploi, il est disponible sur le 5 766 90 87. À noter que depuis que la SMP a pris connaissance de ce cas, l’association a dépêché l’un de ses médecins pour faire un bilan de l’état de santé du jeune homme.