
La communauté des pêcheurs à Maurice, tout comme leurs familles, vivent ces derniers temps des moments financièrement bien difficiles. Plusieurs facteurs expliquent le fait que ces mères et pères de familles soient aujourd’hui, plus que jamais, exposées aux risques de ne pouvoir combler leurs fins de mois. Une vie qui n’est, hélas, pas de tout repos et imprévisible. Daksh Beeharry Panray, vice-président et ‘Project Leader’ à l’Environmental Protection & Conservation Prganisation (EPCO), nous a fait comprendre les tenants et aboutissants de cette problématique.
Les richesses de la mer étants des limitées, il n’est pas un secret pour personne, qu’au fils des années, les ressources de notre lagon ont drastiquement diminué. Et comme nous le savons tous pertinemment, plusieurs Mauriciens dépendent essentiellement des revenues issues des activités de la pêche.
Pour Daksh Beeharry Panray, ces secousses se faisaient sentir bien avant l’avènement de la Covid-19. Puis, avec la crise sanitaire, les choses se sont empirées. Cela, sans parler des conséquences du changement climatique. Toujours selon notre interlocuteur, aujourd’hui, la demande des produits issus de la mer dépasse l’offre. Il faut aussi prendre en considération le fait que bon nombre de petits pêcheurs n’ont pas les ressources nécessaires pour aller en haute mer. Voilà, qui explique les prix excessifs que nous payons dans les supermarchés pour l’achat de poissons et autres fruits de mer. Cela, bien que notre pays une île, entourée d’eau.
D’autre part, l’après-Covid-19 a été un réel challenge pour eux, alors qu’ils faisaient déjà face à des problèmes. Cela, sans parler du déversement d’hydrocarbures qui a eu un impact considérable pour les pêcheurs du sud-est. Des problématiques auxquelles l’ONG EPCO s’attelle à trouver des solutions.
Pour notre invité, avec l’accumulation de tous ces problèmes, seule, la ‘Bad Weather Allowance’ ne suffit pas. De ce fait, l’ONG tente de conscientiser les pêcheurs sur les allocations et subventions auxquelles ils ont droit.
Dans ce même chapitre, l’épisode du Wakashio, affirme-t-il, nous a pris au dépourvu. Nous n’étions, tout simplement, pas préparés à une telle catastrophe. Daksh Beeharry Panray se demande encore si nous le sommes aujourd’hui. Une question qui se pose, car notre île se trouve au beau milieu d’une route très fréquentée dans le trafic maritime.