Elle a dû quitter une maison dans laquelle elle pouvait s’occuper de son fils, comme il se doit. Malheureusement, Nazima (prénom fictif) ne pouvait plus payer le loyer de Rs 7 000 par mois et a dû déménager. Cette maman de 41 ans est allée habiter dans une maisonnette appartenant à son oncle et qu’elle loue à Rs 3 000. Toutefois, lorsqu’elle a emménagé, il n’y avait pas de cuisine, de toilette et ni de salle de bain à l’intérieur de ladite maisonnette. Elle a dû mettre une partition pour séparer sa chambre de la partie qu’elle utilise pour cuisiner.

Nazima a plusieurs soucis à gérer. D’abord, son fils de 18 ans, Keshave (prénom fictif), est en situation de handicap. Il ne marche pas, ne parle pas, est épileptique et a des problèmes de bronche. Cette habitante d’un village du sud du pays, nous a dit qu’elle fait souvent le va-et-vient à l’hôpital. Dernièrement, elle a dû acheter un nébuliseur à Rs 3 500 pour son fils.

Les médicaments, utilisés avec cet appareil, coûtent cher également. ‘’Kan liver, Keshave servi 2 plaket Pulmicort ki kout Rs 590 enn ek 3 plaket Physiodose ki kout Rs 266 enn. Tou sa la mo bizin tire dans so pension. So dokter inn dir Ventoline tro for pou li. Mo oblize astey’’, nous a expliqué Nazima. Ce qui lui revient à Rs 1 978 par mois pour acheter ces médicaments. ‘’Keshave pe bwar dile Farmland la. Me dokter pe dir ki bizin sanze so dile et astey Anchor PediaPro pou li’’, rajoute la quadragénaire. De plus, Keshave utilise deux paquets de couches par semaine.

Keshave perçoit une pension d’invalidité de Rs 13 500 par mois. Hormis le loyer et les médicaments de son fils, Nazima doit aussi payer ses factures d’électricité qui était de Rs 1 080 pour le mois dernier. Elle nous a dit qu’avec le handicap de Keshave, elle ne peut prendre un emploi. Elle ne peut pas le placer dans une garderie, ni payer une personne pour veiller sur lui. Certes, cela occasionnera une autre dépense, mais la raison principale derrière est que Keshave ne s’adapte pas à de nouveaux environnements ou à de nouveaux visages aussi facilement. ‘’Li fer so bann kriz epilepsie leve kan li sanze environeman ou kan li trouv nouvo dimoune’’, nous a dit Nazima.

Nazima est séparée de son époux et a un fils de 20 ans. Ce dernier habite avec son père depuis leur séparation. Lui aussi est en situation de handicap depuis petit. Il souffre de l’hydrocéphalie, une pathologie au cours de laquelle un trouble de la physiologie du liquide cérébro-spinal LCS, perturbe le fonctionnement cérébral. Il vit avec un morceau de tube en plastique (un shunt), placé dans les ventricules du cerveau, qui est passé sous la peau et qui est dirigé vers son abdomen pour évacuer le liquide céphalorachidien. Quant au père de ses deux garçons, Nazima nous a confié qu’il a stoppé tout contact avec elle, depuis qu’il s’est remarié.

Nazima souhaite trouver une nouvelle maison. Une maison qui lui permettrait de mieux s’occuper de Keshave. Il lui est impossible pour elle d’aller donner son bain à ce dernier, avec une salle de bain qui se trouve à l’extérieur de la maison. Avec le peu d’argent qui lui reste, après avoir payé les médicaments de Keshave, le loyer et les factures ; il lui est difficile de pouvoir combler le mois. Elle a besoin d’aide pour avoir quelques provisions, couches et du lait pour son fils. Si vous souhaitez l’aider, envoyez-nous un message sur notre page Facebook, Solidarite Marye Pike.