Photo d’illustration

C’est Elina désemparée et qui ne savait pas où se donnait de la tête qui nous a parlé ce mardi 13 juin. On sentait dans sa voix qu’elle était au bout du rouleau lorsqu’elle nous racontait le calvaire qu’elle vivait face aux problèmes de santé de deux de ses fils. Elina (prénom fictif) est mère de trois garçons de 3 ans, 9 ans et 12 ans. Les deux premiers ont des troubles psychologiques.

‘’Mo kontan mo bann zenfan, me de fwa mo demann mwa ki mo kapav inn fer Bondie pou ki mo bann zenfan gaynn sa bann problem la’’, nous a dit Elina tout en se ménageant pour ne pas fondre en larmes. Elle nous a expliqué que son fils de 12 ans, Jason (prénom fictif), suis des traitements à l’hôpital Jeetoo et que les médecins lui avait dit qu’il présentait des signes de l’autisme. En effet, les descriptions que cette maman de 35 ans et habitant Résidence La Cure, nous a donné nous fait penser que ce dernier est autiste. Il est renfermé sur lui-même, il lui inflige des coups et n’aime pas que l’on touche à ses affaires, entend des voix, entre autres. De plus, s’est mis à saigner du nez depuis quelques temps.

Elina nous a, également, raconté que Jason bénéficie d’une pension d’invalidité depuis 3 ans et qu’il va devoir reconvaincre le ‘board’ de la Sécurité sociale cette année pour le renouvellement de cette aide de l’État. Un exercice que la trentenaire redoute, vu la façon des membres de ce ‘board’ se comportent. Justement, pour renouveler la pension de Jason, ses médecins lui a conseiller de faire confirmer leurs diagnostiques par un psychologue à la clinique Welkin. Toutefois, elle va devoir trouver une somme entre Rs 3 500 à Rs 5 000 pour cela.

Elina ne travaille pas et doit s’occuper de ses enfants, surtout de Jason. Ce dernier a ses habitudes, que personne d’autre ne saurait gérer ; il a ses préférences alimentaires, ses crises de nerfs et les violences qu’il s’inflige. Pour rajouter à cela, voilà que son deuxième fils, Eliyah (prénom fictif), commence à présenter, lui aussi, des problèmes similaires. Il dit voir des personnes qui le regarde, notamment un homme et une femme. Tout dernièrement, il allègue que le défunt beau-frère d’Elina, décédé tout récemment, vient lui parler régulièrement.

Face à ces soucis, la trentenaire dit ne sait plus quoi faire. Elle se sent surpassée, d’autant plus qu’elle et son époux ne sont pas en bons termes et ne vivent plus ensemble. Financièrement, elle doit s’occuper de tout et n’a comme revenu que la pension d’invalidité de Jason et son ‘Carer’s Allowance’. Si Elina nous a contactés, c’est pour demander de l’aide pour pouvoir payer la certification de l’autisme de Jason. ‘’Mo pa pe dir dimounn la donn mwa larzan la en main, si kikenn kapav net zis ed mwa et paye sa bann frais la, pou Jason so pension pa coupe’’, nous a-t-elle avoué. Si vous souhaitez aider Elina, vous pouvez l’appeler au 5 483 95 58.