Une lueur d’espoir pour la société civile. Avec les dernières découvertes médicales dans le traitement de l’hépatite C et les traitements prodigués dans nos hôpitaux, il est désormais possible pour un patient infecté de guérir en l’espace de trois mois. Grâce à des traitements génériques efficaces dans nos établissements hospitaliers.


Une déclaration signée Ashvin Gungaram, Manager de l’Organisation non gouvernementale Aides, Infos, Liberté, Espoir et Solidarité (Ailes) qui était l’invité de l’émission thématique Anou Marye Pike le lundi 24 juillet. Une émission animée par Frédéric Arékion dans le cadre de la Journée mondiale contre l’hépatite qui sera observée le vendredi 28 juillet prochain.


Selon notre invité, après un dépistage et une de prise de sang, un patient a accès à un traitement médicamenteux. Les médecins traitant prescrivent au patient trois boites d’un comprimé appelé «Epclusa» sur une période de trois. Ce médicament associe deux antiviraux d’action directe, actifs sur le virus de l’hépatite C. En bloquant deux protéines différentes indispensables à la multiplication du virus, il empêche le virus d’infecter de nouvelles cellules et permet ainsi de l’éliminer de l’organisme au bout d’un certain temps.


Surnommée «l’épidémie silencieuse», l’hépatite C touche principalement les utilisateurs de drogue par voie intraveineuse. La maladie peut aussi être contractée à travers les relations sexuelles non-protégées
Même si les autorités ne communiquent pas de chiffres jusqu’ici, une étude de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a révélé qu’environ 4,5 millions de décès prématurés pourraient être évités dans les pays à revenu faible ou intermédiaire d’ici à 2030 grâce à des campagnes de vaccination, de diagnostic, de traitements et de sensibilisation. La stratégie mondiale de l’OMS contre l’hépatite, approuvée par tous les États Membres de l’Organisation, vise à réduire les nouvelles infections à hépatite de 90 % et les décès de 65 % entre 2016 et 2030.