Deux mois après l’attaque au cocktail Molotov qui a causé le décès tragique de sa sœur Bibi Faeza Rawa, le 2 août dernier, Soulayeha réclame justice. Elle a formulé une demande auprès de la Solidarite Marye Pike pour bénéficier d’un homme de loi pour enclencher les procédures légales. Une demande qui a été acceptée…

Soulayeha n’a qu’un seul souhait : de voir le coupable ou les coupables derrière les barreaux. Cette habitante de Cité Martial, vit aujourd’hui chez son frère à Vallée des Prêtres depuis l’incident où elle a perdu sa sœur Bibi Faeza. Elle intervenait dans l’émission Anou Marye Pike le vendredi 11 août.

Lors de son intervention, elle est revenue sur le jour fatidique de cet horrible drame, qui a secoué toute une famille. Le 7 juin dernier, selon elle, aux alentours de 2h15 du matin, elle vaquait à ses occupations lorsqu’elle entend un bruit épouvantable provenant de l’extérieur. Choquée, elle ouvre la fenêtre pour vérifier. Sa sœur Faeza, 41 ans, se trouvait à ce moment-là sur le canapé. Souffrante, elle s’allongeait le temps que sa sœur termine ses tâches.

Contre toute attente, elle aperçoit sa sœur en feu. Soulayehe se précipite pour la porter secours. Trop tard ! Faeza a subi des brûlures au 3ème degré. Les individus en profitent pour lancer un autre cocktail sur eux.

Transportée d’urgence à l’hôpital Jeetoo, Faeza a été admise à la ‘Burns Unit’. Après les premiers soins, elle a été transférée à l’unité des grands brûlés de l’hôpital Victoria.

Le lendemain, selon les explications de Soulayeha, elle a été priée de donner sa version des faits. « Mo finn mem donn nom bann dimoun ki nou sispekte ki finn fer sa. Mo neve ti gayn problem avek enn lot garson dan lendrwa. Mo ser so ka ti byen grav. Me ziska ler pena naryen », confie-t-elle.

Entretemps, la santé de Faeza s’est détériorée. La quadragénaire a poussé son dernier souffle le 2 août. L’autopsie a attribué le décès à une septicémie « due to septic burns ».

Elle laisse derrière elle cinq enfants dont trois sont mariés. Deux parmi, des garçons âgés de 14 et 19 ans, sont depuis sous la garde de Soulayeha. « Li vraiman dir monn perdi mo ser dan sa manier la. Ena camera Safe City. Ena enn habitant ki ena camera osi laba. Nou pe envi konn la verite. Nou pena moyen. Nou fer apel a SMP pou donn nou enn avoka. Nou envi la zistis pou mo ser », a-t-elle expliqué.

En effet, la Solidarite Marye Pike, après consultation avec son panel d’avocats, a décidé de mettre un homme de loi à la disposition de cette famille. Nous y reviendrons !