Lalita Deebydin, 53 ans, une ex-victime de violences conjugales, se bat pour sa survie et celle de ses deux enfants. Son bourreau n’est nul autre que son mari qui coule ses jours sur un fauteuil roulant
C’est après 20 ans de vie commune que Lalita décide de déserter le toit conjugal. Épuisée par les violences qui lui ont été infligées et craignant pour sa sécurité et celle de ses enfants, Lalita, pointe du doigt le mauvais caractère de son époux. Son calvaire confie-t-elle, a demarré en 2011, suite à un accident de travail qui a laissé son ex-époux en fauteuil roulant.

En attendant le rétablissement de son époux, Lalita décide de prendre un emploi pour subvenir aux besoins de sa famille. Malheureusement, selon ses dires, sa jalousie a vite commencé à prendre le dessus. Ne pouvant accepter le fait que Lalita ait prit un travail, les scènes de violences étaient devenues monnaie courante. Malgré plusieurs plaintes déposées à la police et un ordre de la Cour, son problème est resté entier.

Face aux scènes de violences répétées, Lalita a finalement pris la décision de quitter le toit conjugal avec ses deux enfants. Elle a trouvé refuge chez sa mère pendant trois ans avant de devoir déménager à nouveau. Malheureusement, la maison de sa mère est dans un état déplorable, avec des fuites d’eau. Actuellement, Lalita loue la maison d’un proche pour la somme de Rs 3000.

En raison de ses problèmes de santé, Lalita est dans l’incapacité de travailler et doit subvenir aux besoins de ses deux enfants. Sa pension de la Sécurité sociale, dont elle dépendait, a été supprimée en février dernier. Trois mois après cette suppression, son allocation sociale a également été coupée. Récemment, elle a reçu une lettre l’invitant à se présenter devant un panel pour reformuler sa demande.

Lalita compte principalement sur l’aide de sa mère pour nourrir de sa famille. Ils dépendent essentiellement de la générosité de leur entourage. Sa fille vient de trouver un emploi, mais n’a reçu que la moitié de son salaire. En larmes, Lalita nous confie : « Li difisil pou mwa ek mo ban zanfan. Tu le zour mo stresse pa kone comie tan pou ale coum sa ».

Nous lançons, ainsi, à travers cet article, un pressant appel à la générosité des Mauriciens pour aider cette ancienne victime de violences conjugales pour se remettre sur pied.