
Rachelle R., 24 ans, souffre d’un handicap depuis de la naissance. Si elle porte des vis au pied droit, en revanche, son pied gauche s’arrête à la cheville (plantaire). Ce qui fait que Rachelle n’a pas de talon comme tout individu. Depuis 20 ans, elle percevait une pension d’invalidité de l’Etat. Sauf que cette prestation sociale a été interrompue depuis bientôt 4 ans, soit à la naissance de son fils. Par manque d’argent, Rachelle qui louait une maison à Baie du Tombeau a été priée de partir. Elle habite aujourd’hui chez une amie à Pointe aux Sables. Comme un malheur ne vient jamais seul, son amoureux a disparu dans la nature aussitôt l’arrivée de leur enfant. Lors d’une conversation téléphonique avec notre journaliste, Rachelle raconte qu’elle a été contrainte de subir une intervention délicate il y a deux ans de cela. Et pour cause, une vis est ressortie de son pied droit. Novembre 2023, elle a subi une autre opération au pied gauche à cause d’une infection. Depuis, elle se déplace à l’aide des béquilles. Ce qui complique encore les choses surtout quand on a un enfant de 4 ans sous les bras. Malgré son handicap, Rachelle travaillait comme nounou. Sauf qu’après ces deux opérations, elle a été forcée d’abandonner son emploi. « Mo kamarad Priyanka ed mwa boukou. Li ed mwa finansyerman osi. Li mem ki fer tou mo demars. A sak fwa al lor bord zot rezet mo pensyon acoz mo ena enn zanfan. Couma mo pou fer ?, s’interroge la jeune mère. Sollicité pour une réaction, un préposé de la Sécurité sociale affirme qu’une pension d’invalidité n’a strictement rien à voir avec le fait que la dame a un enfant ou pas. Même l’enfant, selon lui, est habilité à bénéficier d’une allocation. La Solidarite Marye Pike en a profité pour référer ce cas à l’officier en question. Nous y reviendrons !