Ce père de famille, âgé de 38 ans et habitant Vallée Pitôt, a vu sa vie basculée après avoir été diagnostiqué d’une polyarthrite rhumatoïde (PR) en 2009. Lui qui était un employé du département marketing d’une compagnie d’électroménagers, a dû cesser toute activité professionnelle. Il se retrouve, désormais, cloitré entre les murs de sa maison, avec cette maladie qui lui retire sa mobilité et son autonomie, petit à petit.

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire chronique des articulations évoluant par poussées. C’est une maladie auto-immune, mais plusieurs facteurs immunologiques, génétiques, hormonaux, environnementaux, entre autres, sont nécessaires pour qu’elle se déclenche. La guérison de la PR, caractérisée par l’absence de rechute de la maladie, après avoir arrêté tous les traitements de fond, reste une éventualité rare pour l’instant.

Le courage de Shezaad s’entend dans sa voix, lorsque nous lui avons contacté ce mercredi 15 septembre 2021.Certes, il nous avoue qu’il souffre beaucoup de sa condition et nous fait part que c’est une  maladie est difficile à vivre avec. Il ne peut plus marcher et chaque mouvement qu’il fait avec ses mains deviennent de plus en plus un supplice pour lui.

En sus de ses membres qui se déforment, au fil du temps, Shezaad a été opéré d’un abcès en début de semaine. Il nous raconte que ses médecins allaient lui poser une prothèse à son pied droit, un an et demi de cela, mais que l’opération a été avortée après qu’une fracture y ait été décelée.

Marié et père d’un garçon, Shezaad explique qu’il reçoit une pension de Rs 9 000 pour son incapacité à se déplacer, que tantôt on lui enlève et que tantôt on lui redonne après le renouvellement de sa demande. De cette pension, il doit faire provision pour ses médicaments qui lui coûtent entre Rs 5 000 à Rs 6 000 par mois. Son fils perçoit, aussi, une pension pour ses études, nous dit-il. Son épouse travail, mais la somme qu’elle perçoit part dans leurs dépenses quotidiennes. D’où la nécessité de faire appel à l’association Solidarité Marye Pike.

Même s’il ne se plaint pas de sa condition financière et pense qu’il y en a d’autres qui passent par pire que lui, Shezaad lance un appel à l’aide pour qu’il puisse avoir un fauteuil motorisé, pour faciliter ses mouvements.

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