Rajendra Parsad Sohun, 58 ans, est un homme comblé. Il peut de nouveau marcher. Cet habitant de Bambous a fait parvenir une vidéo à l’équipe médicale de la SMP pour témoigner de sa profonde gratitude.

Rajendra était alité pendant deux ans. Lui, qui était sous traitement à l’hôpital, a perdu tout espoir de pouvoir remarcher un jour. Mais pas sa fille Sheila. En septembre dernier, celle-ci prend contact avec la SMP pour solliciter l’aide médicale de l’association. Elle intervenait dans l’émission Anou Marye Pike. Aussitôt alertée, en 24 heures, la SMP dépêche deux de ses médecins au domicile de Rajendra à Bambous. Après un premier diagnostic, effectué par la docteure Nadia Ancharuz, les résultats tombent : Rajendra souffre d’une infection des os. Des échantillons ont été, également, prélevés à des fins d’analyses, au frais de la SMP. Depuis, Rajendra bénéficie d’un suivi régulier des médecins de l’association.

Cas difficile mais pas impossible pour le Dr Gessan Balloo
Jugé compliqué, le cas de Rajendra Sohun nécessitait une expertise. Connu pour relever les défis, le Dr Gessan Balloo a voulu savoir pourquoi la maladie du quinquagénaire provoque une grosse perte de poids. D’autant plus, qu’aucun document officiel attestant sa condition, et qu’aucune explication sur sa maladie n’a été fournie à sa famille. Aux grands maux les grands remèdes, le Dr Balloo décide alors d’employer les grands moyens. « On a effectué plusieurs tests sur Rajendra. Des tests d’osteomyolitis et aussi une ‘micro culture sensitivity’ pour déterminer s’il est résistant à des antibiotiques. Les résultats démontrent qu’il est sensible à seulement trois antibiotiques. Nous avons entrepris des démarches auprès de nos fournisseurs car ces médicaments coutent hyper cher. Avant de commencer ce traitement, il faut expliquer au patient les risques qui existent », explique le Dr Balloo.

En effet, le Dr Balloo a convoqué la famille de Rajendra pour expliquer les risques de ce genre de traitement. Mais Rajendra ne veut rien entendre. Tout ce qu’il souhaitait c’est de retrouver sa mobilité. Démarre alors une longue série d’injections. Rajendra a subi deux piqures au quotidien durant trois jours. Un exercice effectué sous la supervision du médecin. Ce qui devait arriver, arriva ! Les pus ont diminué à 75%. De plus, Rajendra a commencé à bouger son pied. Ce qui était impossible jusqu’ici. Il pouvait même faire quelques pas. Sa fille crie au miracle.

« C’était un risque à prendre. Aujourd’hui, il est l’homme le plus heureux qui existe. Rajendra a été placé sur un ‘Ongoing Treatment’. Nous attendons sa guérison complète pour pouvoir le référer à notre physiothérapeute », poursuit le médecin, d’emblée.

Retrouver sa place dans la société était un défi pour Rajendra. Un défi qu’il a su relever avec force et persévérance. Cela avec l’aide des médecins de la SMP.

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