Stéphanie était jusqu’ici une parfaite inconnue pour les internautes. Aussitôt son appel lancé, un formidable élan de solidarité s’est organisé autour de cette habitante de la capitale. Cette mère de trois enfants pourra enfin accoucher de son 4ème sans crainte.

Timide de nature, Stéphanie éprouvait beaucoup de difficultés pour solliciter de l’aide. Surtout pour rechercher des vêtements pour son nouveau-né, dont l’accouchement est prévu pour le 17 décembre. Ex employée d’un centre d’appel, cette mère de famille s’est retrouvée, du jour au lendemain, sur le pavé. Alors que la pandémie battait son plein, son époux, maçon et qui fait des menus travaux, a été appelé à rester chez lui. Car, plusieurs de ses collègues ont été testés positifs sur son lieu de travail. Jusqu’au jour où il reçoit un appel de son employeur l’informant qu’il va devoir se passer de ses services. Le choc a été brutal. Mari et femme sont sans emploi, alors que le couple attend un quatrième enfant.

Avec ses économies, Stéphanie essaie tant bien que mal de faire bouillir la marmite. Impossible de penser aux achats pour son nouveau-né. C’est avec un pincement au cœur qu’elle se confie à Pamela, sa copine.

Cette dernière décide alors de faire appel à la Solidarite Marye Pike et la page ‘Respecter Nous’. Elle estime que l’arrivée d’un enfant est un évènement unique, le symbole de la vie et de l’amour. Et qu’il est du devoir de chaque parent de profiter de ces moments magiques. « Mo fine decide pou fer appel à SMP. Mo coné zot aide boucou dimounn. Mo dir mo tente mo chance », confie Pamela.

L’appel aussitôt lancé par la SMP et sur les réseaux sociaux, les internautes n’ont pas tardé à réagir. Une habitante du Nord a fait don de plusieurs vêtements pour nouveau-né à Stéphanie, une parfaite inconnue. Un appel qui a aussi fait réagir la diaspora. Une Mauricienne établie en Irlande a contribué pour l’achat d’un berceau, à cette mère dans le besoin. « Mo fine vraiman soké kan mo fine commence gagn appel. Mo pa coné couma pou dir merci. Mo envi zis remercie le ciel pou ça bel élan de solidarité envers ma famille. Mo mari fine fek gagn ene travay. Ester nou pou kapav viv bien. Nou pou kapav diboute lor nou lipié », soupire Stéphanie avec le sourire.

C’est dans des moments comme celui-ci que nous avons un besoin urgent de solidarité et de soutien collectif. Cette phrase témoigne de la sympathie d’autrui accordée à cette famille qui est jusqu’ici des inconnus pour eux.

Ah, la solidarité mauricienne, quand tu nous tiens !

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