Si elle n’avait pas pris ses précautions, son fils d’un an aurait pu finir à l’hôpital ou dans une situation beaucoup plus compliquée. En effet, dans notre émission de ce matin, Estel, qui habite à Canal Dayot, nous a expliqué que son époux avait acheté quelques friandises pour son fils d’un an dans une supérette de Bambous.

Alors qu’elle s’adonnait à ses tâches ménagères, Estel décide de donner un paquet de Super-Ring, des croustillants au goût de fromage, à son fils alors qu’il était en train de regarder la télévision. Forte, heureusement, Estel avait pris la sage décision d’ouvrir elle-même le paquet de Super-Ring pour son fils. Une décision qu’elle ne regrettera sans doute jamais puisqu’elle a constaté, à l’ouverture du paquet, qu’une odeur nauséabonde s’y dégager. C’est ainsi qu’elle prend la décision de verser le contenu dans un bol avant de le donner à son fils.

Mais grande fut la surprise d’Estel de constater que, outre une odeur désagréable, le paquet de Super-Ring de son fils d’un an contenant aussi des vices, des rondelles et d’autres produits métalliques. Elle décida d’alerter son mari. Ce dernier est parti porter plainte, le lendemain, au département sanitaire du ministère de la Santé, à Bambous.

Mais là encore, nous raconte Estel, son mari n’a pas été au bout de ses peines, puisque l’officier responsable de ce département lui a, carrément, découragé de porter plainte. « Li dire mo mari qui pas pou capave fer nanien car sa ban produit la pas fer dans Moris, mais à l’étranger. Et si nous prend avocat et alle la cour, capave prend 5 ans », soutient Estel au téléphone ce matin.

Une réaction, pour le moins, pas très professionnelle de la part de cet officier et qui est fort déplorable. C’est la raison pour laquelle Estel a fait appel à la SMP. Pour notre part, nous avons fait état de ce cas à Jayen Chellum, le secrétaire général de l’Association des Consommateurs de l’Île Maurice (ACIM). Ce dernier a expliqué que c’est devenu presque une normalité, ces derniers temps, que des personnes découvrent des corps étrangers dans des produits de grande consommation.

Il a demandé d’être mis en contact avec Estel et lance aussi un appel à tous ceux qui ont été victimes d’une telle situation, pour venir vers l’ACIM. L’association a la ferme intention de faire un « test case », car son Jayen Chellum, le ministère du Commerce ne peut pas continuer à fermer les yeux sur ces cas.