
Une cinquantaine d’anciens employés d’un centre d’appels, autrefois implanté dans la région de Trèfles, sont dans un profond malaise. La raison étant qu’ils ont tous été licencié du jour au lendemain et sans préavis. Le motif évoqué par la direction serait d’ordre économique. Une situation effroyable pour ces mères et pères de famille qui dépendaient, pour la majeure partie d’entre eux, des revenus perçus de cet emploi.
Marie, une ancienne salariée de l’entreprise s’est confiée à nous sous un prénom d’emprunt. Lors de notre conversation, elle nous a fait part des difficultés qu’elle éprouve, après ce malheureux évènement. Aujourd’hui, elle peine à s’en sortir et éprouve des difficultés à s’acquitter de ses factures et de son loyer.
C’est le mercredi 6 avril, que la nouvelle est tombée et que Marie a pris connaissance de son licenciement, via un message sur l’application Whatsapp. Cela, six mois seulement après avoir été embauchée en tant que télé agent pour ladite société. En effet, c’est en novembre dernier, alors qu’elle cherchait un travail, que Jenifer est tombée sur une annonce sur les réseaux sociaux.
De là, elle prendra contact avec les responsables affectés aux ressources humaines, obtiendra un entretien et décrochera le poste. Tout allait à merveille pour cette mère de famille jusqu’au mois de février. À la fin du mois, les premiers couacs commencent à déranger les salariés qui constatent, alors, un retard dans le paiement de leur salaire. Un retard qui a causé des grincements de dents, mais, à ce moment les employés étaient loin de s’imaginer que le pire était à avenir.
Un mois après, soit le 4 avril dernier, une correspondance de la direction annonce aux salariés qu’ils doivent, désormais, rester chez eux et ce jusqu’à nouvel ordre. Deux jours plus tard, sur le groupe Whatapp de la compagnie, une communication circule pour demander aux employés leur adresse mél, cela, sans être informé de l’objectif de la démarche. Et c’est alors que, la nouvelle tombe par un courriel envoyé de la directrice, une expatriée Française. La société ferme ses portes, avec effet immédiat, pour motif économique.
Une annonce qui a eu l’effet d’un coup de massue pour les employés qui ont été pris de court par cette décision. Suivant cette annonce qu’ils jugent arbitraire, plusieurs des salariés font alors entendre leurs voix. « Mari *…, p fr kumadr nu pena la vie nu » peut-on lire sur une des correspondances envoyé par l’un d’eux.
Notre interlocutrice accuse le coup et traverse, aujourd’hui, une dépression face à ses responsabilités. À ce jour et selon nos informations, personne n’a reçu leur salaire pour le mois de mars. Sollicitée par l’association Solidarite Marye Pike, la directrice nous a avoué qu’elle fait tout son possible pour que le nécessaire soit fait pour les salaires. Elle ajoute que c’est le client qui n’a toujours pas procédé au virement des rémunérations et que l’affaire a été prise en main par le Redundancy Board et qu’elle laisse le soin au bureau du travail de faire le nécessaire.