Avoir recours aux services d’un physiothérapeute dans le privé peut s’avérer onéreuse, d’autant pour une famille modeste. Un constat que partagent les dirigeants de la SMP qui, dans un effort conjoint, ont réfléchi à des solutions pour que ceux issus des poches de pauvreté puisse avoir accès à des services de santé appropriés. À l’instar du petit Kory, 4 ans, atteint de paralysie cérébrale et dont la mère est intervenue, le lundi 13 décembre, dans la 105e édition d’Anou Marye Pike.

En effet, Cinthia, la mère du garçonnet nous a appelés pour nous expliquer la situation de son fils, venu au monde prématurément à six mois et demi. Un an, seulement, après l’accouchement le petit Kory a commencé à montrer des signes qui laissaient présager qu’il était différent des autres.

Dans une déclaration à la SMP, Cinthia, nous a avoué que son fils n’arrivait pas à marcher, ni à s’assoir. Les parents du petit se tournèrent, alors, vers les services de santé publique pour un suivi médical. Pour eux, l’important, c’était d’avoir accès à des soins adéquats pour que le petit puisse avoir un semblant de vie normale. Malheureusement et à leurs consternations, les soins qui lui ont été prodigués n’ont pas été à la hauteur de leurs attentes. Pire encore, selon les dires de Cinthia, uniquement deux sessions de physiothérapie ont été réalisées avant qu’ils ne soient contraints d’abandonnées la démarche.

Les raisons évoquées étant que les thérapeutes affectés à l’hôpital ne pouvaient prendre en charge l’enfant car ce dernier pleurait trop. Après une mauvaise expérience dans le public, les parents décidèrent de se tourner vers un centre spécialisé situé à Beau-Bassin. Mais hélas, là encore et par faute de moyens de transport, le couple n’a pu poursuivre le traitement. Finalement en 2021, les parents de Kory parviennent à trouver une école spécialisée aux besoins du petit, mais, malheureusement avec l’avènement de la Covid-19 les cours ont été interrompues.

Notre physiothérapeute Arveen Jhurgursing, est intervenue lors de l’émission. Il a, au passage, partagé son analyse avec Cinthia. Il a affirmé que les enfants atteints d’infirmité motrice ont besoin d’un suivi régulier. Ce dernier a, aussi, déclaré qu’une première prise de contact sera établie et une évaluation sera faite d’ici la semaine prochaine. À partir de là, des sessions de thérapies se feront sur une base régulière.