Adi (Jagannath Ghoorbin) lors d’une sortie

Il ne part plus à l’école depuis ses 7 ans. Depuis qu’on lui a découvert une dystrophie musculaire. Pourtant, avant cela, il a grandi comme tout enfant de son âge et ses parents ne s’attendaient pas à ce que le destin puisse frapper leur unique enfant. Cette maladie, qui est une atteinte neuromusculaire de nature progressive, résultant de la mutation d’un ou de plusieurs gènes destinés à assurer les fonctions et structures musculaires, a fait qu’aujourd’hui Adi se retrouve alité.

Le père de l’adolescent, Suraj Bheemul, un habitant de Providence, a dû stopper toutes ses activités professionnelles pour s’occuper de son fils. Lui, qui travaillait comme aide-chauffeur pour le ‘District Council’ de Moka. Depuis, il doit faire tout pour son fils ; lui donner son bain, brosser ses dents et lui donner à manger, entre autres.  ‘’Bizin okip li kouma enn ti baba. Mem dormi, li dormi assize. Li pa kapav dress so lipie’’, nous a-t-il expliqué. L’épouse de Suraj, quant à elle, est infirmière et a conservé son emploi.

Les tentatives, pour qu’Adi puisse vivre normalement, ont été nombreuses. Il va à ses rendez-vous et ses parents sont aux aguets pour chaque possibilité d’un traitement pour leur fils. Suraj nous a, aussi, expliqué qu’il a déjà fait des IRMs (Imagerie par résonance magnétique) et des ‘face scan’ lors de ses suivis médicaux à l’hôpital Victoria, à Candos. Tout dernièrement, un médecin allemand qui avait fait un déplacement professionnel à Maurice, leur avait dit qu’il ne pouvait pas faire l’intervention chirurgicale.

Suite à la consultation du médecin allemand, Suraj et son épouse se sont tournés vers le privé pour avoir un autre avis. Là, on leur a dit que l’opération est possible, mais est coûteuse. En effet, la clinique qu’ils ont consulté pour Adi, leur a donné une estimation d’un million de roupies. Une somme qui n’est pas à la portée du couple Bheemul. Ils lancent un appel à l’aide pour pouvoir réunir cette somme. Suraj Bheemul est joignable au 5 701 65 24.