
Dans les faubourgs de la capitale, le 14 août dernier, un événement tragique s’est produit dans une ruelle. Une situation qui met en doute la manière dont les arrestations policières sont effectuées. Paul (prénom fictif), allègue avoir été victime de brutalité policière. Aux alentours de 17 heures, alors que trois voitures effectuaient une descente dans un quartier chaud, Paul en compagnie de son beau-père, pris par surprise, a pris la fuite. Il n’a pas réussi à échapper à l’intervention des éléments de la brigade anti-drogue.
Paul raconte qu’il a été sauvagement agressé lors de son arrestation. Idem pour son beau-père. À la suite d’une fouille, les policiers ont découvert 35 doses d’héroïne, estimées à Rs 9 000 en sa possession. Paul reconnaît avoir été en possession illégale de drogue. Mais il vient remettre en question la manière dont les policiers l’ont arrêté. Selon lui, les policiers ont fait usage de violence avant de le menotter.
Au lieu de le conduire directement au poste de police, les policiers en civil l’auraient emmené à Trou d’Eau Douce, près de l’embarcadère, où des renforts les attendaient. Selon Paul, les agressions auraient continué, tandis que les policiers avaient continué à lui asséner des gifles et des coups-de-poing. Paul a été transféré dans une fourgonnette. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’ils ont décidé de l’emmener au poste de police. Les blessures subies par Paul étaient tellement graves que les policiers ont dû l’emmener à l’hôpital pour une intervention chirurgicale. Après dix jours de détention, Paul a finalement retrouvé sa liberté conditionnelle le jeudi 24 août. Il a dû s’acquitter d’une caution de Rs 5 000.
Le vendredi 1er septembre, Paul est retourné à l’hôpital pour enlever ses points de suture. Il nous a confiées que depuis cet incident, il ne se drogue plus. Cette victime de la drogue depuis deux ans aspire aujourd’hui à tourner la page et à construire un avenir meilleur pour ses deux enfants.