
Son cas a trainé en Cour pendant 19 ans et a été rayé le 6 mai dernier. Claude Benoit, 68 ans a jusqu’à ce vendredi 27 mai pour faire appel. Mais voilà que pour le faire, son avocat lui réclame Rs 10 000. Une somme que cet habitant de Résidence Barkly ne peut se permettre. Déjà, que la famille ne comprend pas comment un tel jugement est possible, surtout que l’amputation du pied droit de Claude a gravement impacté sur leurs quotidiens pendant 21 ans.
Le 12 novembre 2001, Claude Benoit, maçon, se trouvait à bord d’un autobus de l’une des premières compagnies d’autobus à Maurice et opérant majoritairement dans la région centre et la capitale. Arrivé à hauteur de La Vigie, un autre autobus, d’une compagnie desservant les régions sud, devait s’encastrer dans le bus dans lequel il se trouvait. D’après les témoins, cet accident aurait été causé par l’autre autobus qui voulait doubler celui dans lequel se trouvait Claude. Par malchance, la collision a eu lieu là où ce dernier s’asseyait.
Ayant eu le pied droit écrasé lors de cet accident, Claude a été conduit d’urgence à l’hôpital Jawaharlal Nehru, à Rose Belle. Après 10 des 11 opérations qu’il a subies, les médecins n’ont pas eu d’autres choix que de l’amputer de son pied. Dès lors ont commencé les calvaires pour ce père de deux filles.
La bataille légale pour obtenir un dédommagement a débuté en 2003. Claude qui ne pouvait plus exercer son métier de maçon, comme il le faisait, espérait obtenir une compensation pour la perte de son pied. Il décide de prendre un avocat et de loger une demande en cour de justice. Hélas, 19 ans après, il apprend que cette bataille et ses incessants va-et-vient à la Cour intermédiaire de Port Louis ont été vains. Le dossier a été rayé le 6 mai dernier et c’est là qu’il apprend que le cas a été mal logé.
Lors de son intervention, ce lundi 23 mai dans l’émission Anou Marye Pike, Claude nous a demandé des conseils légaux. Nous avons sollicité l’avis de l’avocat Taij Dabycharun. Ce dernier nous a expliqué que la plainte aurait dû être logée contre la compagnie d’autobus opérant dans le sud, également. Selon les informations fournies à la Cour, cette dernière aurait été fautive dans cet accident. L’idéal aurait été de reloger l’affaire, mais hélas, cette action peut s’avérer vaine puisque l’accident a eu lieu il y a plus de 10 ans de cela. Taij Dabycharun nous a, toutefois, dit qu’il va voir avec son avoué pour étudier s’il y a une autre possibilité afin que Claude obtienne justice.