D.S a su garder son sourire malgré les coups durs de la vie. Cette veuve et maman de trois garçons, qui sont aujourd’hui mariés et pères de famille à leurs tours, a lutté pour pouvoir subvenir aux besoins de sa famille. Aujourd’hui âgée de 68 ans, elle dit ne rien regretter de sa vie, ou presque. Son seul ‘chagrin’, si l’on puisse le dire ainsi, est qu’elle ne peut plus se vaquer à ses activités sociales et rencontrer ses amis.

Cette habitante de Camp Diable a perdu son mari alors qu’elle n’avait que 30 ans. Ce dernier avait, lui, 32 ans. Elle a dû travailler, depuis, dans des usines et des champs pour nourrir ses enfants. Un épisode, qu’elle ne regrettera pas, toutefois.

Hier, jeudi 11 août, une équipe de la SMP s’est rendue chez elle. Histoire de bavarder avec la dame et de prendre de ses nouvelles. Notre responsable de la région, Marianne Douce, qui est aussi amie avec elle, nous a invité à nous asseoir, alors que D.S finissait de se préparer pour nous rejoindre.

À peine cinq minutes après, c’est avec un large sourire que D.S nous a demandé de l’accompagner dans sa chambre, là où elle passe la majeure partie de ses journées. Elle commence à nous expliquer comment elle arrive à s’organiser et à assurer un minimum d’autonomie. Puis, avec insistance, elle rajoute en souriant, ‘’Je veux que vous montriez aux gens comment je peux me débrouiller et me passer de certaines assistances !’’.

Hormis cette joie de vivre et sa façon, à elle, à toujours positiver les choses, D.S a aussi ses soucis. D’abord, elle nous raconte le vol de son argent par une personne qu’elle ‘’employait’’ pour des tâches qu’elle ne pouvait pas accomplir. La pilule est dure à avaler, nous dit-elle, mais elle préfère penser à l’avenir. La sexagénaire nous dit, alors qu’elle a besoin d’aide pour changer le fauteuil roulant qu’elle utilise actuellement et qui commence à s’abîmer. Elle aurait souhaité, également, avoir un fauteuil motorisé pour pouvoir sortir et rencontrer ses amies, surtout qu’elle fut présidente d’une association féminine pendant plusieurs années.

Si vous avez un fauteuil roulant, simple ou motorisé, que vous pouvez céder à D.S ; envoyez-nous un message sur notre page Facebook Solidarite Marye Pike.