19 ans sans électricité. C’est la triste condition dans laquelle vivent quelque 25 familles dans la région dite, Crémation à Tranquebar. Ces familles, qui vivent pour la plupart dans l’extrême pauvreté, se sont installées sur un terrain appartenant, en partie à une société religieuse et à l’Etat. Une situation qui les place en grande difficulté surtout lorsqu’il s’agit de bénéficier des aménités, notamment l’eau et l’électricité.

Shirley y vive avec sa famille depuis 19 ans, sans pour autant avoir la chance de bénéficier de l’eau du réseau et de l’électricité dans sa maison. Elle, comme toutes les autres femmes dans ce faubourg de la capitale doivent s’approvisionner à partir du seul point d’eau installé dans le quartier entre 2015-16, alors que pour l’électricité, Shirley a dû compter sur la bienveillance d’une voisine qui a eu le privilège d’être raccordé au réseau du CEB. « Le reste des voisins, c’est le système D », nous a expliqué Shirley, ce matin en direct dans notre émission.

Elle a donc lancé un appel à l’aide dans notre émission Anou Marye Pike, car les habitants de Crémation ne savent plus à quel saint se vouer pour qu’ils soient raccordés au réseau électrique ou de bénéficier d’une maison de la NHDC. Nous avons fait appel à l’ex députée/PPS et ancienne ministre de la circonscription No 2, Roubina Jaddoo-Jaunboccus, qui connaît la situation des habitants de Crémation et qui fut aussi à la base de l’installation du seul point d’eau de la région.

Elle a, effectivement, reconnu que la situation dans laquelle vivent ces familles, est loin d’être idéale et qu’il est nécessaire de trouver des solutions. « Lorsque j’étais députée, j’avais écrit des lettres au CEB pour que l’électricité soit installée, mais une solution n’a jamais pu être trouvée en raison de la spécificité du terrain sur lequel les maisons ont été construites », rappelle Mme Jaunboccus.

Cette dernière est volontaire pour s’occuper du dossier de Crémation, en dépit du fait qu’elle ne dispose d’aucun titre officiel. Elle dira que les différentes décisions prises par le gouvernement, depuis 2018, sont en faveur des personnes qui vivent dans la pauvreté. «Je pense qu’on peut s’asseoir et voir comment trouver des solutions pour ces personnes, soit à travers la NEF ou le ministère des Terres. Car il est impossible que ces personnes continuent à vivre dans ces conditions de nos jours, surtout qu’il y a des enfants qui ont besoin d’être éduqués », soutient l’ex PPS du No 2, qui prendra contact avec Shirley afin de pouvoir discuter de la situation.

Affaire à suivre…