
Elle veut désormais clore ce chapitre de sa vie et en écrire une nouvelle. Nous faisons aujourd’hui, lundi 9 mai, allusion au calvaire qu’a vécu une mère de famille qui s’est, pendant longtemps, murée dans le silence. Isabella affirme avoir supporté des violences domestiques pendant des années avant de décider de nous contacter.
Tout a commencé par des gifles et des insultes et qui au fil du temps s’est envenimé par des coups poing et d’autres formes de violences. Isabella a tenu bon pendant tout ce temps-là pour le bien de ses enfants. Malgré un ordre restrictif émis par poste de police de la localité, les coups continuaient à pleuvoir. Issue elle-même d’une famille brisée, elle ne voulait pas que ses enfants ne soient privés de leur père.
Hélas pour elle, plus les années passèrent et plus sa situation s’empirait. Isabelle gardait espoir que son concubin retrouverait un jour la raison, même si les coups n’ont pas cessé durant sa dernière grossesse. Un espoir réduit à néant trois mois de cela et qui sera le point de rupture.
Après une énième dispute, Isabella décide de prendre sa vie en main. Un incident de plus qui l’incitera à prendre son courage à deux mains et de déserter le toit conjugal. Elle se retrouve, alors, à la rue avec son enfant de 2 ans avant de trouver refuge chez un proche.
Malheureusement, elle a dû laisser ses deux garçons âgés de 9 et 5 ans, chez son concubin pour des raisons liées à leur éducation. Depuis, elle fait le pied de grue avec son bébé de 2 ans sous les bras, de maison en maison. Une mesure temporaire qu’elle a décidé de prendre par crainte de représailles. Elle nous a avoué qu’elle a bien conscience qu’elle ne pourra pas rester, éternellement, chez ses proches. La raison pour laquelle elle s’est tournée vers l’association Solidarite Marye Pike (SMP).
Un toit sur la tête et avoir la paix d’esprit ; c’est tout ce qu’elle désir aujourd’hui. Pour ce faire, elle a déjà enclenché des démarches auprès de la NHDC pour faire l’acquisition d’une maison. Peu après avoir formulé sa demande, son dossier sera approuvé et elle sera appelée à effectuer un dépôt. Sauf qu’elle ne dispose pas des fonds nécessaires pour payer le gage qu’exige la NHDC, qui s’élève à Rs 70 000.
Ne pouvant prendre un travail à plein temps, à cause de son dernier-né, elle dépend aujourd’hui essentiellement de son entourage pour manger. Toutefois, elle garde espoir de pouvoir remonter la pente, dans un proche avenir, et de pouvoir travailler afin d’élever ses enfants, seule.
Nous avons, ainsi, référé le cas à la NHDC et sommes dans l’attente d’une réponse de leur part.