Anniella G., 34 ans, a été victime d’une agression sauvage dans la soirée du 10 mars. Son agresseur n’est autre que le concubin de sa belle-sœur. Ce dernier, selon elle, lui a tiré de force avant de la pousser sur le sofa. Il lui a ensuite infligé plusieurs coups de poing au visage et à l’estomac. Lors de cette rixe, l’agresseur, raconte-t-elle, en a profité pour faire des attouchements sur elle. Cette scène, selon Anniella, s’est déroulée en présence de sa fille ainée, âgée de 13 ans. Traumatisée par le vécu de sa mère, l’adolescente dort avec un marteau sous l’oreiller. Sa mère lance un appel de détresse pour aider son enfant à sortir de ce traumatisme.

En effet, le 10 mars, Anniella qui venait tout juste d’avoir une discussion animée avec sa belle-sœur a regagné son domicile. Le pendule affichait 21 heures. Contre toute attente, selon elle, le concubin de celle-ci s’est introduit chez elle. Il lui a ensuite tiré par la main avant de la projeter sur le sofa dans le salon. L’agresseur, poursuit-elle, s’est carrément assis sur elle avant de l’infliger plusieurs coups de poing au visage et à l’estomac. Lors de cette dispute, celui-ci, en a profité pour introduire sa main sur la partie intime d’Anniella. « Mo fin gagn sok. Mo pane cone couma pou reazir. Mo grand tifi 13 an finn bizin rentre pou tir li lor mwa. Li fine truve couma li finn batt mwa ek fer sovaz ek mwa”, confie cette mère de trois enfants, toujours sous l’effet du choc.

Le même jour, la police est venue sur place. Elle a été véhiculée à l’hôpital Bruno Cheong pour subir une radiologie. Elle a reçu des soins. Ce n’est que le lendemain qu’Anniella a été en mesure de consigner sa déposition au poste de police de Flacq. Le 12 mars, elle a été examinée par le médecin de la police qui décèle plusieurs ecchymoses sur son corps.

Dix jours après cette agression, les séquelles sont toujours présentes et se manifestent sous différentes formes. La fille ainée d’Anniella dort depuis avec un marteau sous l’oreiller. « Mo tifi dir mwa li gagn per. Mo gagn xtra per pou li. Dimounn la li ale vini ek loto divan mo la port. Li zoue la misik for. Alor ki mo zenfan pe souffer. Mo nepli cone ki la port pou tape. Mo pe dimane l’ed SMP », confie Anniella avec peine. Elle sollicite l’aide d’un professionnel pour aider sa fille ainée à sortir de cette expérience traumatisante.